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40 semaines d'attente pour une chirurgie à l’oeil: des délais qui sont en train de la rendre aveugle

GEN-Lucie Deneault qui est à moité aveugle et qui doit attendre des mois pour une chirugie à Valleyfield.
Photo Agence QMI, Mario Beauregard Lucie Deneault, à moitié aveugle depuis plusieurs mois, doit attendre neuf mois pour une chirurgie de la cataracte à Salaberry-de-Valleyfield.

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Une femme de 66 ans qui a perdu la vue d'un œil craint qu’elle la perde complètement à cause des délais pour obtenir une opération de la cataracte.

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«Je ne vois plus rien du tout de mon œil gauche et je commence à avoir de la misère à voir de l’œil droit, alors là, devoir attendre jusqu’au mois de décembre, c’est quoi? Je vais être rendue aveugle?» se questionne Lucie Deneault, une résidente de Salaberry-de-Valleyfield, en Montérégie.

Après avoir remarqué que sa vision se détériorait en février, Mme Deneault a pris rendez-vous chez son optométriste le mois suivant. Le couperet est tombé : elle a appris qu’elle ne voyait plus d’un œil et qu’elle devra subir une opération. 

Deux mois plus tard, on lui a annoncé qu’elle n’aura rendez-vous que le 8 décembre, soit près de 10 mois après avoir reçu ce diagnostic.

«Je ne conduis presque plus parce que je ne vois plus rien. En fait maintenant, je suis gênée dans toutes les activités du quotidien, ça m’incommode vraiment et c’est un enfer», explique la caissière qui est présentement en arrêt de travail.

Ses grands-parents

Constatant que sa vue continue de se dégrader, elle craint d’être aveugle, comme ce fut le cas de certains de ses grands-parents.

«Mais eux n’avaient pas la chance de pouvoir se faire opérer», laisse tomber Mme Deneault.

Opération d’un jour

Considérée comme une chirurgie non urgente, l’extraction de la cataracte est une intervention d’une journée. Mais, en raison de son code postal et de la bureaucratie, la soixantenaire doit attendre près de 40 semaines pour être opérée, alors que ça ne prendrait que neuf semaines ailleurs dans sa région, comme l’avait appris Le Journal.

«C’est quand même ridicule! Je suis en arrêt de travail à cause de ça et je ne pourrai pas retravailler tant que je ne serai pas opérée, alors que je sais que je peux trouver du service rapidement ailleurs», soutient celle qui touche actuellement l’assurance-emploi.

«Si l’opération et la convalescence à l’hôpital étaient de plusieurs jours ou semaines, je comprendrais, mais là, c’est juste une journée», déplore-t-elle.

Prête à tout

Pour recouvrer son autonomie et sa qualité de vie, Mme Deneault et son conjoint sont prêts à tout.

«J’ai fait les démarches pour obtenir mon dossier et mon ordonnance pour pouvoir aller me faire opérer ailleurs», affirme-t-elle.

«Si on doit aller à Chibougamau pour qu’elle puisse voir, on ira. On est prêts à traverser le Québec», lance le conjoint de Mme Deneault, Bernard St-Onge, qui s’inquiète pour elle.

«Tout ce que je veux, c’est avoir de l’aide pour que je puisse retrouver ma vie que j’ai perdue depuis le mois de mars», ajoute la dame.

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