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Fuir l’évidence, ça ne protège pas!

Fuir l’évidence, ça ne protège pas!
Capture d’écran tirée du site coalitionavenirquebec.org

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Le déni est un facteur puissant chez les humains. C’est une façon de nous rassurer et de taire nos angoisses, il n’élimine toutefois pas le danger.

J’en sais quelque chose. Je ressentais des problèmes respiratoires à l’été 2019 et je me persuadais que ce n’était qu’un mauvais rhume qui ne guérissait pas.

Douze mois plus tard, l’évidence m’a rattrapé alors que le médecin me diagnostiquait une sérieuse maladie pulmonaire. J’ai survécu en ayant une double greffe de poumons. Mon laxisme aurait pu être mortel.

J’éprouve ce sentiment en observant aujourd’hui l’admiration béate d’une large frange de la population à l’égard du gouvernement Legault alors que les rebuffades servies par Ottawa et quelques communautés québécoises mettent en péril notre culture et nos valeurs.

On se retrouve dans une phase de déni collectif qui n’incite pas le premier ministre à agir avec détermination.

Bilan alarmant

La force du gouvernement Legault réside surtout dans les communications. Jouant sur les mots nationalisme, fierté, identité, laïcité et langue, les caquistes font croire à une quête d’autonomie qui demeure théorique.

Ils parviennent à cacher leur incurie en détournant l’attention et en repoussant la faute sur d’autres acteurs de la société.

La vérificatrice générale révélait dernièrement qu’un milliard de dollars avaient été gaspillés par manque de préparation face à la pandémie. Monsieur Legault évite de répondre de ses actes en attirant l’attention sur le chemin Roxham.

Dans la foulée du rapport de la coroner Kamel, il agite l’épouvantail de l’imputabilité pour les cadres des CIUSSS après avoir renoncé à intégrer dans le réseau public tous les CHSLD privés qui furent au cœur de l’hécatombe.

La réforme de la loi 101 s’annonce nettement insuffisante. Le premier ministre s’occupe plus à rassurer la communauté anglophone qu’à véritablement protéger notre culture.

Quant à la quête d’une plus grande autonomie, Dalida pourrait continuer de chanter «Encore des mots, les mêmes mots, paroles, paroles» alors qu’Ottawa rit des demandes de Québec.

Substitution

Tôt ou tard, il faudra en venir à l’évidence. François Legault n’est pas le nationaliste qu’il prétend être et il se révèle plus préoccupé par les privilèges que lui procure le pouvoir.

Il viendra un jour où il faudra un gouvernement de remplacement aux caquistes afin de mettre véritablement en place les mesures qui protégeront la culture, la langue française et la laïcité au Québec. Un gouvernement qui se donnera les leviers pour assurer la maîtrise de notre destin national.

Ce ne seront pas les libéraux et les conservateurs. On peut douter de QS. Le PQ apparaît comme le plus nationaliste malgré les déceptions qu’il a causées dans le passé. Sans lui prêter des vertus qu’il n’a pas, sa disparition constituerait toutefois une bien mauvaise nouvelle pour notre avenir collectif.

En terminant, si vous avez des problèmes respiratoires, ne vous contez pas d’histoire et consultez votre médecin avant que ce soit irréversible.

J’en souhaite autant pour la vigueur du Québec!

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