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La boss de la boxe

Virginie Assaly
Photo courtoisie, Sam Décarie Virginie Assaly a fait son chemin dans le monde de la boxe.

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PHOENIX, ARIZONA | Elle a été une des toutes premières à travailler chez Eye of The Tiger Management. 

Elle était réceptionniste au Underdog, le gym de boxe de Mike Moffat. À peu près 21ans. Elle a eu besoin de tout son courage pour demander à Moffat s’il ne pouvait pas glisser un mot à Camille Estephan. C’était le nouveau qui tentait de se lancer dans la boxe. Avec des petits galas dans le West Island.

Bermane Stiverne s’entraînait au même gym qu’Estephan. Il avait demandé au jeune homme d’affaires de le conseiller. De l’aider à mieux négocier ses contrats.

Trois ans plus tard, Bermane Stiverne était champion du monde des poids lourds avant de perdre son titre devant Deontay Milder et EOTTM comptait cinq de ses boxeurs dans les 15 premiers au monde de leur catégorie.

Et Virginie Assaly était la fille à tout faire de la compagnie.

MADAME LA VICE-PRÉSIDENTE

« Camille m’a embauchée pour vendre des tickets. Je n’étais pas très douée. Puis, il m’a demandé d’aider aux communications. J’ai beaucoup appris. Puis, il m’a confié d’autres responsabilités », racontait la jeune femme de 33 ans hier matin à Glendale.

Virginie était dans son élément. Assise avec sa bande. Avec Marc Ramsay, Sam Décarie, Luc-Vincent Ouellet, Hugo Lettre et même – invité pour un café – Michel Hamelin. 

La plus petite et pourtant la big boss. Puisque Virginie Assaly est maintenant directrice générale et vice-présidente d’Eye of The Tiger Management.

Et ce n’est pas une nomination de frime. 

Bien sûr, la jeune femme continue de tout faire. C’est elle qui a fait un détour par l’aréna hier pour ramasser mon accréditation. C’est elle qui négocie les détails avant la soirée. Elle, au Japon, qui est arrivée à Tokyo trois semaines avant le combat entre Steven Butler et Murata : « Les grands messieurs japonais trouvaient étrange de trouver assise cette toute petite femme avec eux pour négocier tout ce qui allait se passer. C’est allé jusqu’à trouver un sauna qui acceptait les tatoués. Butler était tatoué et au Japon, les tatouages sont réservés aux mafieux », raconte-t-elle en riant.

Surtout que Virginie affiche sa part de beaux tatouages...

Si elle continue de veiller à ce que tout soit fait et bien fait, elle a ajouté toute la dimension réflexion, vision, négociations et mise en marché de l’entreprise. J’ai été témoin de certaines de ses négociations avec des dirigeants politiques aux États-Unis et c’est impressionnant. 

Encore plus impressionnant, Camille Estephan qui a la réputation d’avoir la mainmise sur ce qui se passe, lui laisser un immense champ d’action pour ses activités : « Je lui fais confiance. Elle connaît maintenant mieux la compagnie que moi-même. De toute façon, je n’aurais pas eu le temps de continuer comme avant », confirme Estephan.

LE PLUS BEAU TERRAIN DE JEU

Virginie travaille. Et travaille encore. Et travaille toujours. Avec le sourire et des yeux déterminés. Assaly, c’est libanais. Mais ce n’est pas le lien qui la relie à Estephan. C’est tout le reste. Je l’ai vu progresser sur le terrain. De jeune relationniste à vice-présidente, il n’y a pas eu de parachutages : « J’ai le plus beau terrain de jeu du monde. J’adore le terrain sur la route, j’aime cet esprit de commando qui va livrer bataille. On est une petite équipe et nous sommes complémentaires. Mais j’aime aussi planifier et organiser les activités de l’entreprise. J’ai 33 ans et je le dis, mon chum, c’est la boxe. Et je suis heureuse ainsi », dit-elle.

Elle est directrice générale. Vice-présidente. Dans la vraie vie, elle est un mélange de France-Margaret Bélanger et de Chantal Machabée chez le Canadien. 

Mais EOTTM est une petite compagnie. Et Virginie, elle, doit faire la job toute seule. Ou presque.

 

Pascal : une bête blessée

PHOENIX- Roy Jones a lancé la phrase pendant le combat entre Jean Pascal et Fanlong Meng : « Rien n’est plus dangereux qu’une bête blessée et un homme avec un gros ego ». Il avait raison. Jean Pascal était blessé. Son ego et son immense fierté saccagés par l’histoire de dopage qui salissait sa réputation depuis un an.

Il affrontait l’aspirant numéro 1 de la IBF depuis deux ans. Un invaincu capable d’ouvrir l’énorme marché de la Chine.

Ce sacré Jean a encore fait des siennes. Il a gagné. Plus, il a montré à Fanlong Meng comment ça se battait chez les pros. Coups de coude, accrochages, poussées, toutes les variantes du virus Pascal y ont passé.

À Glendale, hier matin, les gars étaient contents pour Pascal. Marc Ramsay qui a aidé Pascal à grandir et l’a conduit à un championnat du monde, Sam Décarie, Luc-Vincent Ouellet et les autres étaient heureux pour leur ancien compagnon : « Une chose est certaine, Jean n’abandonne jamais dans un combat. Si ça fonctionne pas la tête droite, il va la pencher à gauche, puis à droite. Il va chercher et finir par trouver. C’est encore arrivé hier soir », de dire Ramsay.

Et là, y arrive quoi ? Jean a 39 ans. Tout indique que c’est un jeune 39. Il va continuer jusqu’à quel âge ?

En plus, on sait que ce n’est pas la dope qui le fait performer. Plus propre que Pascal vendredi soir, tu manges de l’Oxydol à chaque jour.

Quand même. Grosses félicitations. Je suis heureux pour lui. Mon Dieu que ça doit lui faire du bien.

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