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Maman était la voix de la raison

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Photo d'archives, Agence QMI Pierre Boivin

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L’ancien président du Canadien Pierre Boivin se considère chanceux d’avoir pu travailler pour les familles Molson et Bronfman. Après avoir refusé deux fois l’offre de la présidence du Canadien, son cœur de gamin lui a fait comprendre de l’accepter.

Plusieurs années plus tard, il a annoncé à son joueur favori, « Boom Boom » Geoffrion, que son chandail numéro 5 serait retiré par le Canadien. « Le Boomer » a fondu en larmes. Malheureusement, il est décédé quelques jours avant la cérémonie du retrait de son chandail.


Vous êtes natif de la ville de Saint-Laurent

Mon père, Marius, est originaire du Saguenay, tandis que ma mère, Fernande Daigle, vient de l’Abitibi. J’ai deux sœurs, Antoinette et Élise, et un frère, Michel.


Pourquoi Bernard « Boom Boom » Geoffrion était-il votre joueur favori ?

À l’âge de 5 ans, lorsque je suis allé voir le Canadien jouer au Forum pour la première fois, mon grand-père m’a acheté le chandail numéro 5 du « Boomer », que j’ai porté lors du match et pendant de nombreuses années en jouant au hockey avec mes amis.


Votre premier emploi était à titre de camelot

Nous demeurions à ville Mont-Royal. Chaque jour, j’effectuais la livraison de deux journaux anglophones, la Gazette et le Montreal Star.


Vos amis de la rue vous ont permis de devenir bilingue

Après deux ans à jouer avec mes amis dans la rue, je suis à mon tour devenu bilingue. Ils n’avaient aucunement l’intention de me parler en français, alors j’ai été obligé d’apprendre l’anglais. 


Quels sports avez-vous pratiqués ?

En raison de l’état de santé de mon père qui souffrait d’arthrite à un jeune âge, c’est ma mère qui m’a initié au ski et au hockey à l’aréna Mont-Royal. 


Parlez-nous de vos vacances d’été

Nos vacances nous permettaient de visiter la famille de mon père à Chicoutimi, Roberval et Arvida. Nous allions aussi à Charlevoix et en Gaspésie. 


Vos grands-parents maternels ont exercé une influence sur votre vie

Nous sommes allés de nombreuses fois en voyage avec eux, dont plusieurs séjours à Old Orchard. Les discussions avec mon grand-père ont été profitables pour moi plus tard dans ma vie.


Vous étiez un garçon indiscipliné

Mes parents m’ont inculqué de très bonnes valeurs, mais je n’écoutais carrément pas mes parents. En compagnie de mes bons amis Gérard Farmer, Richard et Jean-Yves Chartrand, nous étions très indisciplinés à l’école, et parfois ailleurs. 


Maman était la voix de la raison

Comprenez-moi, maman était la voix de la raison qui me ramenait toujours vers le bon chemin, et plus d’une fois, pour ne pas dire à plusieurs occasions. Quant à mon père, il m’a enseigné l’importance de l’ardeur au travail et l’art de communiquer. Je crois bien qu’ils ont réussi chacun à leur façon à m’amener à saisir les valeurs de la vie. 


Vous avez été pensionnaire au Collège Bourget à Rigaud

Mes parents m’y ont envoyé comme pensionnaire en espérant que je retrouve l

e droit chemin. Ils ont finalement eu raison, car mes années au Collège ont redressé ma vie de jeune indiscipliné.


Pourquoi la Toussaint, Noël et la fin de l’année scolaire étaient-ils des moments importants pour vous ?

C’étaient les seules fois où je pouvais quitter le collège pour un court séjour à la maison. 


Le Collège Bourget a fait de vous un meilleur homme

Sans aucun doute, notre légendaire groupe de quatre amis semait souvent le trouble jusqu’au jour où nous avons organisé une collecte de fonds pour le tiers-monde.


Vous étiez préposé aux tables à l’Auberge Yvan Coutu à Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson

À l’âge de 14 ans, j’ai fait beaucoup de ski et travaillé à titre de préposé aux tables à l’Auberge Yvan Coutu, qui offrait des cours linguistiques. 


Vous avez aussi eu des emplois aux raffineries Texaco et Petrofina

Durant la fermeture de l’usine pendant l’été, avec une bonbonne d’oxygène autour de moi, un masque à la bouche et un employé qui surveillait la quantité d’oxygène de l’extérieur de la citerne, je me promenais à l’intérieur de l’immense réservoir pour le nettoyer.


Quelle était votre première voiture ? 

Une Volkswagen usagée avec tellement de kilométrage que je n’étais pas obligé de débrayer pour changer de vitesse.


Contrairement à ce qu’on peut penser, vous n’avez pas terminé vos études universitaires

J’ai fréquenté le Collège Jean-de-Brébeuf avant de m’inscrire à l’Université McGill, que j’ai quittée après seulement un an. Mon diplôme universitaire, c’est un diplôme de la vie. 


Maurice Oberson a été votre mentor 

Maurice Oberson était le propriétaire des magasins d’équipement de sport Oberson. Il m’a offert le poste de directeur de la succursale située sur la rue Cathcart, à Montréal. Après en avoir discuté avec mes parents, j’ai décidé de quitter l’université pour me joindre au groupe. Sans la confiance que m’a accordée M. Oberson, je n’aurais jamais connu autant de succès en carrière.


Quelle musique et quels livres aimiez-vous ?

J’aime le rock’n’roll et les Beatles. Comme plusieurs jeunes de l’époque, j’aimais Led Zeppelin et les Stones. Quant à la lecture, Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry a toujours été une référence pour moi.


Vous avez eu cinq enfants

Mon épouse, Lucie Nadeau, et moi avons eu cinq enfants, dont deux sont décédés très jeunes à cause de problèmes de santé. Ils sont toujours nos sources d’inspiration et présents dans nos cœurs.


Comment pouvez-vous me décrire vos trois autres enfants ?

Patrick a travaillé pour le Canadien et les Alouettes et est, comme moi, un passionné de sports. Quant à mon autre gars, Richard, il demeure avec sa conjointe dans les Caraïbes. Ma fille Catherine est une jeune femme formidable. Depuis sa naissance, elle est atteinte de la SMA, une maladie autosomique récessive affectant les motoneurones de la moelle épinière, mais également d’autres organes, qui l’oblige à se déplacer en fauteuil roulant. Elle détient une maîtrise universitaire et est très impliquée dans un organisme qui se consacre à la SMA. 


Vous avez un amour inconditionnel pour votre épouse. 

Et encore plus ! Mon épouse, Lucie Nadeau, m’a toujours appuyé dans toutes mes décisions. Sa présence auprès des enfants et son amour pour la famille sont les raisons d’être de notre famille. Sans elle, je n’aurais jamais été la personne que je suis devenu.

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