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Quand l’université plie devant la religion

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Comme l’a raconté l’historien Frédéric Bastien dans son blogue hier, une université ontarienne a retiré de son site Instagram une photo montrant deux lesbiennes en train de s’embrasser. 

Pourquoi ? Parce que les deux femmes qu’on pouvait voir sur cette photo mise en ligne dans le cadre de la Journée internationale contre l’homophobie portaient chacune un voile islamique.

Et que l’image a été jugée « inappropriée » et « insultante » par certains musulmans – dont un imam radical faisant partie du Conseil des imams canadiens. 

LA RELIGION AVANT LES GAIS

Imaginez si c’étaient des prêtres catholiques qui avaient demandé à l’université de retirer une image montrant deux lesbiennes portant un bijou en forme de croix en train de s’embrasser ! 

Qu’est-ce que les porte-parole de l’université auraient répondu, selon vous ?

« Nous ne plierons pas devant l’extrême droite catholique homophobe ! Les méchants misogynes qui sont en train de gangréner le Parti conservateur ! »

Mais c’étaient des musulmans qui ont fait la demande – donc, des personnes « racisées ».

On a donc retiré l’image « offensante ». 

Pour ne pas passer pour racistes, anti-arabes et « islamophobes ».

Entre les extrémistes religieux et les lesbiennes, on a choisi de défendre... les extrémistes religieux !

Pour l’université, il était plus important de « respecter » les « sensibilités » d’une poignée d’extrémistes religieux homophobes que les droits de la communauté gaie. 

Ça en dit long sur les dérives idéologiques du mouvement « décolonial intersectionnel ».

LE DROIT DE HARCELER LES FEMMES !

Donc, pour les adeptes du mouvement woke, une personne racisée pèse plus lourd qu’un gai ou une lesbienne.

Même si la personne « racisée » en question est homophobe !

Pourquoi ?

Parce que la couleur de sa peau est plus importante que ses opinions politiques !

Parce que pour les apôtres de la religion décoloniale, la race est le fin mot de l’histoire. 

Le boutte du boutte du boutte. 

Un homme arabe siffle et insulte une femme blanche dans la rue ?

Nos amis woke vont défendre l’homme arabe ! 

En disant que cette façon d’aborder les femmes « fait partie de sa culture » ! 

Face aux droits des hommes racisés, les droits des femmes blanches ne font pas le poids !

Vous trouvez que j’exagère ?

En septembre 2017, des figures importantes du mouvement décolonial et « indigéniste » français et belge ont signé une lettre ouverte affirmant que la pénalisation du harcèlement de rue était... raciste !!!

Elizabeth Brown de l’Université Panthéon-Sorbonne, Alice Debauche de l’Université de Strasbourg, Pauline Delage de l’Université Lumière à Lyon, Eric Fassin de l’Université de Vincennes-Saint-Denis, Marylène Lieber de l’Université de Genève, Marta Escoda de l’Université de Lausanne, etc.

Pour ces « grands intellectuels », cette volonté de vouloir punir les hommes qui harcèlent les femmes dans la rue « pose problème ».

Parce que ce projet vise « les populations qui occupent la rue, lesquelles appartiennent souvent aux fractions pauvres et racisées » !!!!

Vous avez bien lu.

Un patron blanc qui harcèle une femme dans un bureau est un salaud.

Mais un homme « pauvre et racisé » qui fait la même chose dans la rue est une victime du capitalisme patriarcal blanc !!!!

FOU RAIDE

Rendu là, avouez, c’est du délire avec un D majuscule. 

Le genre de délire qu’on enseigne malheureusement dans nos universités. 

Et qui fait plier nos élites.

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