/news/society
Navigation

Une famille craint le pire si le Canada l’expulse

Un groupe terroriste de la Colombie l’aurait menacée de mort

Famille Colombie
Photo Jérémy Bernier Benito Zarrazola et sa femme, Lineth Bohorquez, ainsi que la sœur et la nièce de celle-ci, Lina et Daniela, craignent d’être renvoyés en Colombie, car ils disent avoir reçu des menaces de mort de l'Armée de libération nationale, un groupe terroriste.

Coup d'oeil sur cet article

Arrivés à Québec il y a trois ans, un couple de policiers colombiens et sa famille supplient le Canada de ne pas les expulser, car ils disent avoir reçu des menaces de mort d'un groupe terroriste impliqué auprès de narcotrafiquants de leur pays. 

« J’ai peur pour ma vie, celle de mon enfant à naître et celle de mes proches. On n’est plus en sécurité là-bas », lance Lineth Bohorquez, visiblement bouleversée, dans sa langue maternelle.

Elle et son mari, Benito Zarrazola, ont fui la Colombie avec le frère, la sœur et la nièce de Mme Bohorquez – Dayron-Felipe, Lina et Daniela –, en raison des conflits armés au sein du pays.  

Policiers de profession, ils auraient reçu de nombreuses menaces de mort de la part de l’Armée de libération nationale (ELN), un groupe rebelle terroriste impliqué auprès des narcotrafiquants de la Colombie. 

Pas assez crédible ?

Mais ce sont des menaces proférées directement à l’école de la jeune Daniela, 11 ans, dont le père est militaire, qui ont été la goutte qui fait déborder le vase, explique Mme Bohorquez. 

« C’était devenu trop intense, soupire la future maman de 30 ans. C’est une chose de s’en prendre aux adultes, mais c’en est une autre de viser les enfants. »

En 2019, la famille a donc fait une demande d’asile au gouvernement canadien pour obtenir le statut de « personnes protégées », avant de s’installer à Québec.

Deux ans plus tard, la Commission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada (CISR) les a convoqués en audience pour entendre leur témoignage.  

Cette dernière aurait toutefois rejeté leur demande, à cause du manque de crédibilité et d’inconsistances dans leurs propos, indique-t-on.  

« Ce n’est pas des histoires qu’on raconte ! Plusieurs de mes frères et oncles, qui étaient aussi des policiers, ont été assassinés », peste Lineth Bohorquez. 

Faire partie de la société québécoise

Ils ont depuis interjeté appel auprès de la Section d’appel des réfugiés et ils sont toujours en attente d’une réponse. En dernier recours, ils entameront des démarches pour faire une demande de considérations d’ordre humanitaire.

« On fait tout ce qu’il faut pour s’intégrer ici. On apprend le français, on paie des impôts, on se fait des amis... On veut faire partie de la société québécoise à part entière », affirme Benito Zarrazola.

La famille implore le gouvernement du Canada d’analyser à nouveau son dossier et de lui donner une chance de se bâtir une nouvelle vie en sécurité, loin des conflits de la Colombie.

« Je suis bien ici et je me suis fait beaucoup d’amis. Je ne veux pas retourner là-bas », a fait savoir la petite Daniela dans un français presque impeccable, après trois ans d’apprentissage.

Vous avez un scoop à nous transmettre?

Vous avez des informations à nous partager à propos de cette histoire?

Vous avez un scoop qui pourrait intéresser nos lecteurs?

Écrivez-nous à l'adresse ou appelez-nous directement au 1 800-63SCOOP.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.