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Une mise en échec qui résonne

Une mise en échec qui résonne
Photo AFP

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NEW YORK | Un arrêt, un but. Dans la liste des événements qui changent l’allure d’un match, ce sont les deux jeux qui viennent habituellement en tête de liste. Parfois, un bon coup d’épaule bien placé fait également le travail, surtout quand il met la foule dans le coup et que l’adversaire écope d’une punition coûteuse sur la séquence.

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C’est exactement ce qui s’est produit, mardi soir, lorsque le défenseur des Rangers Jacob Trouba a sonné les cloches de Max Domi au centre de la patinoire, à mi-chemin de la première période. Une mise en échec sévère, mais distribuée dans les règles de l’art : sans assaut, les patins étant encore sur la glace au moment du contact et le coude près du corps.

Une mise en échec qui résonne
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En s’en prenant à Trouba pour venger son coéquipier, Steven Lorentz a écopé d’une punition pour avoir été l’instigateur d’une bagarre. New York s’est servi de la supériorité numérique qui en a découlé pour ouvrir la marque et ne plus regarder derrière.

« C’était une mise en échec solide, mais une mise en échec propre », a soutenu l’entraîneur des Rangers, Gerard Gallant.

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« Ce fut un tournant dans le match, a lancé Adam Fox, auteur du but avec l’avantage d’un homme. Ça a mis tout le monde dans le match et ça nous a permis de prendre les devants. »

Légale, selon Brind’Amour

Évidemment, il s’en trouvera toujours pour protester contre les contacts intenses et spectaculaires. Mais, aux dernières nouvelles, ceux-ci sont encore permis.

D’ailleurs, Rod Brind’Amour semblait en avoir plus contre Lorentz que contre Trouba après la rencontre.

« Nos joueurs se sont interposés après la mise en échec. Je crois qu’ils essayaient de faire leur travail. Par contre, quand c’est une bonne mise en échec, tu ne devrais pas t’interposer et essayer de créer quelque chose », a déclaré l’entraîneur des Hurricanes.

« On n’est pas des chasseurs de têtes, a souligné Andrew Copp, qui a signé son premier match éliminatoire de trois points. On ne saute pas sur la glace pour courir après l’adversaire et commettre des gestes stupides. On veut simplement terminer nos mises en échec et prendre des décisions intelligentes. Sur ce jeu, ils ont écopé d’une punition et nous avons marqué. »

Shesterkin, un gardien élite

Igor Shesterkin en est un autre qui a allumé la foule et donné vie à ses coéquipiers. Dès la deuxième minute de jeu, le gardien des Rangers a volé Brett Pesce grâce à sa mitaine et à un déplacement latéral efficace.

« Ce premier arrêt, c’est celui d’un gardien élite, a lancé Copp, encore médusé. Igor a assurément changé le cours de la rencontre. C’est certain qu’il peut devenir décourageant pour l’autre équipe. »

D’ailleurs, le défenseur des « Canes », qui avait pourtant un filet ouvert devant lui, n’en revenait pas. Tout comme les 18 006 spectateurs réunis au Madison Square Garden, qui se sont immédiatement mis à scander son nom.

Cet arrêt a donné le ton à une soirée de 30 au total de l’homme masqué russe.

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