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Tempête violente: plus de 82 000 clients sans électricité après quatre jours

Le temps d’attente pourrait être encore long pour les derniers sinistrés

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Hydro-Québec espérait hier rétablir l’électricité pour environ 90 % des sinistrés plus de 72 heures après l’imposante tempête qui a frappé une bonne partie du Québec samedi soir.

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«Les premiers citoyens commencent à ravoir de l’électricité. Mais il y a tellement de micro-incidents que certains citoyens en ont pour la semaine avant d’avoir du courant», dit Isabelle Perreault, mairesse de Saint-Alphonse-Rodriguez, dans Lanaudière. 

Mercredi matin, soit quatre jours après la violente tempête qui a frappé le Québec, 82 000 clients d’Hydro-Québec sont toujours privés d’électricité, principalement dans les Laurentides, dans Lanaudière et en Outaouais.

Une partie du toit de l’école primaire à Saint-Alphonse-Rodriguez, dans Lanaudière, s’est envolée lors de la tempête de samedi.
Photos courtoisie
Une partie du toit de l’école primaire à Saint-Alphonse-Rodriguez, dans Lanaudière, s’est envolée lors de la tempête de samedi.

Au plus fort de la crise, plus de 550 000 abonnés n’avaient pas d’électricité.

« Il y a des gens qui vont être encore en panne à la fin de la journée, compte tenu de l’ampleur des dégâts qu’on observe et du nombre de pannes », précise Maxence Huard-Lefebvre, porte-parole d’Hydro-Québec. 

La société d’État répertoriait encore plus de 1550 pannes en fin de journée hier.

« Lorsqu’on rétablit les secteurs, on fait des réparations à un endroit, mais on découvre d’autres pannes », dit M. Huard-Lefebvre.

Photo Agence QMI, Joël Lemay

« Oui, on fait face aux enjeux de changements climatiques, mais on ne pense pas que des événements de cette nature-là vont se reproduire, en tout cas, selon les gens que l’on consulte », dit Jonatan Julien, ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles.

Les experts, eux, estiment que ce type d’événement pourrait s’accélérer.

Toujours sinistrés

En attendant, ceux qui sont toujours sinistrés ne sont pas contents. 

«La majeure partie des gens n’ont pas encore d’électricité», lance Cathy --Durocher, directrice générale par intérim de Piedmont, dans les Laurentides.

La grande majorité de la municipalité n’a toujours pas d’électricité et ne sait pas quand elle sera de retour. 

«On n’a pas eu beaucoup de nouvelles depuis deux jours. On est dans le flou», précise-t-elle. 

Le maire de Saint-Sauveur déplore notamment la communication déficiente entre les municipalités et Hydro-Québec.

«On ne sait pas quelles sont leurs priorités. Ce serait important qu’on puisse se parler pour qu’on puisse sécuriser les résidents», dit Jacques Gariépy, qui précise que la moitié de sa population est maintenant connectée à l’électricité.

Dommages importants

«Il y a quelques arbres qui sont tombés directement sur des maisons, des voitures. [...] Ça a quand même été assez violent», se remémore Mme Durocher. 

À Saint-Alphonse-Rodriguez, une partie du toit de l’école primaire Saint-Alphonse s’est même envolée, forçant sa fermeture jusqu’à la fin de l’année scolaire. 

L’administration municipale a pu trouver des locaux à proximité pour que les 150 élèves puissent être de retour à l’école lundi prochain.

«On veut se faire rassurant avec les enfants qui sont venus voir leur école cette fin de semaine. Il y avait des petits visages très longs. Ils vont avoir près de leur école tout ce qu’il faut», précise Mme Perreault.

– Avec Nicolas Lachance

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