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Tuée par son fils dont elle sous-estimait le danger

Nicole Cantin portait plus de 80 plaies par arme tranchante et contondante

Meurtre à Val-Bélair: l'identité de la victime est connue
Photo tirée de Facebook Patrick Fortin a tué sa mère, Nicole Cantin, en s’acharnant sur elle le 6 février 2019, dans la maison familiale située sur la rue de l’Esprit, dans le secteur Val-Bélair, à Québec. Il a été condamné à la prison à vie.

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Une quinquagénaire de Québec, qui a sous-estimé la dangerosité de son fils, a connu une fin atroce alors qu’il l’a froidement assassinée en l’assénant de plusieurs coups à l’aide d’une arme tranchante et contondante, révélant plus de 80 plaies sur l’ensemble de son corps, indique le rapport du coroner.

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Nicole Cantin a été tuée par son fils, Patrick Fortin, alors âgé de 29 ans, le 6 février 2019.

Selon le rapport du coroner, le Dr Jean-Marc Picard, les relations entre Mme Cantin et son fils étaient très tendues. Il était connu pour des problèmes de santé mentale.  

« Mme Cantin avait été avertie de la possibilité qu’il arrive quelque chose de grave, mais elle le niait. Elle défendait son fils qui était tout pour elle », peut-on lire dans le rapport du coroner.

Cet entêtement lui a été fatal, alors que son fils s’en est pris à elle avec acharnement et sans aucune pitié.

Patrick Fortin
Photo tirée de Facebook
Patrick Fortin

« Le pathologiste a dénombré et détaillé la présence de 83 plaies par arme tranchante et contondante sur tout le corps de la victime. Trente-huit d’entre elles sont profondes et se rendent jusqu’à l’os, causant des fractures de la voûte crânienne », est-il également précisé.

Le décès de Mme Cantin est attribuable à un polytraumatisme par arme tranchante et contondante.

Découverte peu commune

Le contexte de la découverte du corps de la victime est peu commun.

Le 7 février au matin, des patrouilleurs du Service de police de la Ville de Québec avaient localisé un véhicule enlisé sur le boulevard de l’Ormière.

Les portes étaient déverrouillées, les clés étaient dans le contact et l’embrayage à reculons. Ils avaient constaté qu’il s’agissait de la voiture de la victime et que son fils, qui habitait à la même adresse, était connu du milieu policier.

C’est en se rendant au domicile de Mme Cantin et son fils qu’ils avaient découvert sa dépouille. En descendant au sous-sol, ils avaient constaté un désordre très important, ainsi que des murs et le plafond qui avaient été détruits.

Le corps de la victime – portant de nombreuses marques de violence – reposait dans une chambre, sous une douillette. Fortin avait été arrêté peu de temps après. 

Il a été condamné à la prison à vie.

Meurtre à Val-Bélair: l'identité de la victime est connue
Photo d'archives

Santé mentale au banc des accusés

Ce n’est pas le seul meurtre intrafamilial qui a fait la manchette dans les dernières années. Les problèmes de santé mentale y sont souvent reliés. 

Également en février 2019, Maxime Allaire a tué sa mère, Nathalie Dussault, à l’aide d’un couteau. Allaire était connu pour un trouble du spectre de l’autisme. Il était fâché parce qu’elle lui avait confisqué son iPod.

L’été suivant, Violaine Gagnon a été tuée à coups de poêle et de couteau par son fils, Jean-Philippe Blais, à Baie-Saint-Paul.

Il a été déclaré non criminellement responsable pour cause de troubles mentaux.

Extraits du rapport du coroner  

« Le fils de Mme Cantin avait des problèmes de santé mentale. Il vivait chez sa mère et l’entente n’était pas à son meilleur. À l’enquête, tous les proches et voisins ont confirmé que Mme Cantin et son fils avaient fréquemment des prises de bec. Celles-ci ont augmenté avec la prise d’alcool et elles rendaient la vie insupportable littéralement. Mme Cantin avait été avertie de la possibilité qu’il arrive quelque chose de grave, mais elle niait. Elle défendait son fils qui était tout pour elle ».

« En retirant la couverture de type douillette qui recouvre le sol, ils [les policiers] découvrent le corps d’une femme couchée en position ventrale. Elle a plusieurs lacérations importantes au niveau du dos et des fesses. Le corps est rigide et froid et aucune manœuvre de réanimation n’est possible ».

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