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«Top Gun: Maverick»: Top Cruise

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Photo courtoisie

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Au royaume des suites, Tom Cruise règne désormais en maître.

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Top Gun, c’est le film iconique des années 1980, c'est la chanson oscarisée Take My Breath Away écrite par Giorgio Moroder et interprétée par Berlin, c’est Kelly McGillis, Val Kilmer, et c’est, bien sûr, le long-métrage qui a propulsé Tom Cruise dans la stratosphère hollywoodienne.

Habilement pensé, scénarisé et mis en image, Top Gun: Maverick mélange intelligemment nostalgie, cascades aériennes à couper le souffle – ainsi que le suspense qui va avec – et sympathiques histoires d’amour et de rivalité.

La nostalgie est assumée et assurée dès les premières images. Vieilles photos de Goose (Anthony Edwards) et de Carole (Meg Ryan), moto, blouson en cuir, notes de la musique thème, etc. Pas de doute, Tom Cruise – le producteur, l’acteur et le cascadeur – est là pour s’amuser, pour nous en donner pour notre argent, sans jamais se prendre au sérieux. Cruise est bon et il le sait, son assurance joviale garantissant notre adhésion à cette superproduction sous adrénaline et testostérone – la présence d’une femme pilote servant à calmer les critiques qui n’auraient pas manqué de souligner une telle absence et faisant également vaguement écho au rôle de Kelly McGillis dans l’opus de 1986.

Le scénario d'Ehren Kruger (plusieurs Transformers), Eric Warren Singer (Arnaque américaine) et Christopher McQuarrie (réalisateur et scénariste de bon nombre des Mission: Impossible) est satisfaisant de simplicité: nul besoin d’avoir vu le premier volet pour apprécier ce Maverick sensationnel. Pete Mitchell (Tom Cruise) mène désormais une existence solitaire dans le désert de Mojave, le souvenir de Goose étant omniprésent, lorsque son vieil ami l’amiral Kazansky, alias Iceman (Val Kilmer, dont les scènes sont chargées d’émotion, l’acteur ne pouvant plus parler normalement depuis son cancer de la gorge), l’envoie en mission. En parallèle, Pete retrouve également Penny (Jennifer Connelly), une vieille flamme.

Il revient à Maverick de former un groupe d’excellents pilotes afin d’assurer la destruction d’un complexe d’enrichissement d’uranium en pays ennemi (lequel État n’est jamais mentionné, mais, compte tenu de la présence de neige, on se doute qu’il s’agit de la Russie). Difficulté émotionnelle supplémentaire, Rooster (Miles Teller), le fils de Goose, fait partie des sélectionnés.

La réalisation de Joseph Kosinski (l’esthétiquement impeccable L'Oubli, également avec Tom Cruise) est nerveuse sans pour autant être de nature à empêcher les spectateurs d’admirer les scènes aériennes dont la maestria impressionne, d’autant plus que les acteurs pilotent eux-mêmes les avions de chasse, à la demande de Cruise.

Toute l’équipe – on se doute bien que Tom Cruise a supervisé le tout avec Jerry Bruckheimer – s’attache à maintenir un équilibre entre scènes d’action aériennes et moments dramatiques, entre humour potache et nostalgie de bon aloi – la scène dans laquelle Rooster interprète Great Balls of Fire au piano est impeccable – et entre spectacle à grand déploiement et séquences plus intimistes. En un mot, on est repu. Et pleinement satisfait.

Note: 4 sur 5
  

  • Écoutez l'entrevue de Richard Martineau avec Martin Hivon, ancien pilote de chasse pour l’armée canadienne et pilote acrobatique, sur QUB radio:    


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