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Sondage Léger: rien de bon pour les oppositions

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À trois mois du déclenchement des élections, ce sondage Léger arrive comme une douche d’eau froide pour les quatre partis d’opposition. Certains doivent s’inquiéter, d’autres doivent carrément paniquer.

J’ai toujours dit que l’un des opposants à la CAQ allait se démarquer en cours d’année et devenir l’adversaire principal de François Legault.

La course est loin d’être finie, mais je commence à penser que je me suis trompé. À l’aube des vacances d’été, aucun des quatre partis d’opposition n’a le moindre élan dans l’opinion publique.

La fin de la pandémie et le débat sur le français auront aidé le gouvernement Legault. La CAQ est forte, trop forte diront certains. Dans l’état actuel des choses, sa razzia de sièges serait impressionnante.

Cela vient avec un danger : l’arrogance de celui qui voit la partie trop facile. La CAQ a déjà montré quelques signes désagréables de ce surplus de confiance.

Cela pourrait coûter cher : lorsqu’on flotte dans les sondages, on n’espère pas de passe-droit. 

Parti conservateur

Éric Duhaime reçoit les moins mauvaises nouvelles. Il plafonne, mais ne redescend pas. Ses électeurs sont très insatisfaits du gouvernement et peu enclins à changer d’idée.

Il demeure assez solide à Québec pour espérer accrocher quelques circonscriptions et il arrive 2e comme meilleur premier ministre.

Ce qui devrait l’inquiéter, c’est que son score se maintient grâce à un fort appui chez les non-francophones. Parmi les francophones, il a perdu des plumes.

En s’opposant à la loi 96 et en réclamant un débat en anglais, il mise sur le vote anglophone qui pourrait ne jamais se matérialiser. Pari risqué.

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Québec solidaire

Québec solidaire arrive au 2e rang chez les francophones et au premier rang parmi les jeunes, avec 33 %. Voilà pour les bonnes nouvelles. Sinon, le parti de gauche arrive nettement en bas de sa performance de 2018.

Gabriel Nadeau-Dubois, qui espérait faire des gains, pourrait avoir fort à faire pour seulement conserver les dix sièges acquis dans cet exploit.

PLQ, PQ, ouch !

Au PLQ, c’est la catastrophe qui se poursuit. Les libéraux ne récoltent même plus l’appui de la moitié des non-francophones, du jamais vu. Et tout est au point mort alors qu’ils se maintiennent sous la barre des 10 % chez les francophones.

Plusieurs circonscriptions montréalaises qu’on appelait châteaux forts pourraient même leur échapper. Prenons l’exemple de Maurice-Richard dans le nord de Montréal.

L’exclusion de la populaire députée Marie Montpetit du caucus pourrait bien envoyer ce comté dans la colonne des pertes.

Quant au PQ, il lui reste bien peu d’électeurs et ceux-ci sont satisfaits de François Legault. Appel au 911.

Les partis d’oppositions ont espéré trouver le thème magique pour coincer la CAQ. Futile. Il faut maintenant s’accrocher à ses convictions profondes et prouver qu’on est motivé par l’amour du Québec et non par la haine ou la jalousie envers Legault.

La probabilité, c’est que les Québécois ne mettront pas tous leurs œufs dans le même panier. Devant des sondages décevants, il faut mettre de côté sa frustration, garder la foi et porter un message d’espoir.

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