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[CARTES] 20 des 22 mines du Québec appartiennent à des étrangers

La quasi-totalité des mines québécoises appartient à des entreprises de l’extérieur

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À peine 2 des 22 mines québécoises appartiennent à des entreprises d’ici, révèle une recension effectuée par Le Journal. En Ontario, pourtant, ce sont des entreprises locales qui sont propriétaires de tout près de la moitié des mines de la province.

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Jusqu’en 2009, des entreprises québé- coises détenaient trois des cinq projets miniers les plus prometteurs sur notre territoire : Canadian Malartic (or), Cana- dian Royalties (nickel) et lac Bloom (fer). Aujourd’hui, ces projets sont devenus des mines qui appartiennent toutes à des entreprises de l’extérieur du Québec. 

« C’est sûr que c’est préoccupant. C’est dommage de voir qu’on développe des projets miniers au Québec et qu’à un moment donné, on les perd. Mais qu’on le veuille ou non, la mondialisation a un effet », constate Éric Lemieux, un ancien analyste minier à la Banque Lauren- tienne qui est aujourd’hui consultant dans le secteur. 

ONTARIO, CHINE, AUSTRALIE...

Canadian Malartic, qui est aujourd’hui la plus grande mine d’or au Canada, appartient depuis 2014 aux sociétés aurifères torontoises Agnico Eagle et Yamana Gold. Canadian Royalties est la propriété d’intérêts chinois depuis 2009 tandis que la mine du lac Bloom a succes- sivement appartenu à un groupe améri- cain, puis à une entreprise australienne. 

À l’heure actuelle, les deux seules mines québécoises en exploitation qui appartiennent à des entreprises d’ici sont la petite mine d’or Elder en Abitibi, propriété des Mines Abcourt, et la mine de diamants Renard de la firme Storno- way, contrôlée par la Caisse de dépôt et Investissement Québec après avoir connu de graves difficultés financières. 

La mine d’or Beaufor, qui appartient à l’entreprise montréalaise Monarch, doit reprendre ses activités plus tard cette année.

En Ontario, le portrait est tout autre. Pas moins de 17 des 35 mines de la pro- vince appartiennent en tout ou en partie à des entreprises qui y ont leur siège social. 

La situation s’explique en bonne partie par le fait que plusieurs des plus grands producteurs mondiaux d’or sont établis à Toronto et que ceux-ci exploitent des mines en Ontario. 

« La Bourse de Toronto, c’est un joueur mondial dans le domaine minier. Il y a beaucoup de transactions qui se font là-bas, donc c’est sûr que ça en fait un hub [centre d’affaires] de choix pour les grandes entreprises », relève Maxime Guilbault, associé au cabinet comptable PwC et spécialiste du secteur minier. 

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