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La pandémie a mis un frein à la hausse des crimes par armes à feu

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L’arrivée de la COVID-19 au Canada en 2020, et le coup de frein à la vie en société qui a suivi, a eu pour effet de freiner la montée de la violence impliquant des armes à feu au pays, a dévoilé Statistique Canada dans un rapport publié vendredi.

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Après avoir atteint un creux de 19 événements par 100 000 habitants en 2013, le nombre de crimes impliquant des armes à feu avait grimpé de moitié au cours des années suivantes pour atteindre 29 infractions par 100 000 habitants en 2019, un taux qui est finalement demeuré identique en 2020.

Il est à noter que ces statistiques excluent le Québec, en raison de l’incapacité de la province à fournir des informations précises sur les armes impliquées lors de différents crimes.

La hausse du nombre de crimes impliquant des armes à feu jusqu’en 2019 n’a pas nécessairement entraîné beaucoup plus de meurtres, a cependant relativisé Statistique Canada, en mentionnant que c’est plutôt le nombre de décharges d’arme à feu ou de braquage avec des armes à feu qui a plutôt augmenté, voire doublé.

Un phénomène... rural?

«Le taux national de crimes violents commis à l'aide d'une arme à feu était inchangé en 2020, en raison de l'augmentation des taux dans certaines régions du pays et de leur diminution dans d'autres», a poursuivi l’organisation fédérale dans son analyse.

Le phénomène a été particulièrement marqué dans les secteurs ruraux de l’Alberta, de la Colombie-Britannique et de l’Ontario, tandis que le nombre de crimes impliquant des armes était en chute à Terre-Neuve-et-Labrador, au Nunavut, en Saskatchewan et au Manitoba.

«Dans la plupart des provinces, les taux de crimes violents commis à l'aide d'une arme à feu étaient plus élevés dans les régions rurales que dans les centres urbains, et ils étaient plus particulièrement élevés dans les régions rurales du Nord», a aussi souligné statistique Canada.

Le style d’armes prisé varie aussi entre la ville et la campagne. «Pour la plupart (63 %) des victimes de crimes violents commis à l'aide d'une arme à feu dans les régions urbaines, l'affaire dont elles ont été victimes mettait en cause une arme de poing. En revanche, les armes de poing étaient moins souvent présentes sur les lieux de l'affaire dans les régions rurales (20 %)», a indiqué Statistique Canada en précisant que les armes longues représentent 43 % des crimes avec des armes en campagne, contre 12 % en ville.

L’organisation fédérale avait déjà avancé, dans un précédent rapport à la fin 2021, que la flambée de violence par armes à feu s’était traduite par une hausse du nombre de meurtres par balle. Au total, 277 personnes avaient été tuées par arme en feu en 2020, en hausse de 15 personnes.

Par contre, sans la tuerie de Portapique, au cours de laquelle 22 personnes ont été abattues en Nouvelle-Écosse, le nombre de décès par arme aurait en fait diminué au pays, avait souligné Statistique Canada.

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