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Prudence SVP autour des chantiers sur les routes

Un policier et un travailleur ont été happés dans Saint-Michel lundi

Des policiers analysaient la scène, lundi, où le véhicule a terminé sa course, grimpé sur un muret de béton, avec deux roues au sol.
Photo Agence QMI, Maxime Deland Des policiers analysaient la scène, lundi, où le véhicule a terminé sa course, grimpé sur un muret de béton, avec deux roues au sol.

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Un automobiliste a perdu la maîtrise de sa voiture avant de faucher un policier et un travailleur de la construction, lundi, à Montréal, provoquant un nouvel appel à la vigilance.

La collision est survenue vers 10 h 30 à l’angle du boulevard Crémazie Est et du boulevard Saint-Michel, un secteur très achalandé, notamment en raison de la présence d’un chantier routier et de la fermeture de voies de circulation.

Des policiers analysaient la scène, lundi, où le véhicule a terminé sa course, grimpé sur un muret de béton, avec deux roues au sol.
Photo Agence QMI, Maxime Deland

Pour une raison encore inconnue, le conducteur aurait été victime d’une perte de contrôle et aurait successivement heurté un policier affecté à la fluidité de la circulation et l’un des travailleurs du chantier. 

Selon des ouvriers interrogés par Le Journal, il s’agirait d’un employé de la Ville de Montréal.

Le véhicule a terminé sa course avec deux roues au sol, grimpé sur un muret de béton.

Le policier âgé de 56 ans a été blessé à une jambe, tandis que le travailleur de 53 ans a subi des blessures plus sérieuses.

Hors de danger

Ils ont tous les deux étés transportés à l’hôpital, mais leur vie ne serait pas en danger, ont confirmé les autorités.

Des policiers analysaient la scène, lundi, où le véhicule a terminé sa course, grimpé sur un muret de béton, avec deux roues au sol.
Photo Agence QMI, Maxime Deland

Le conducteur de 56 ans à l’origine de cet accident n’a pas été blessé. 

Il devait être rencontré par les enquêteurs du SPVM pour donner sa version des faits.

L’événement a donné la frousse à des travailleurs sur le chantier. 

« Il faut tout le temps regarder le trafic, et ne jamais lui tourner le dos », a fait valoir le signaleur routier Johnny Lizzi, tout en gardant un œil sur les véhicules qui circulaient en bordure de l’autoroute 40 ouest en fin de journée, lundi.

Fin avril, un bilan de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) révélait que le nombre de signaleurs routiers blessés dans le cadre de leurs fonctions avait explosé dans les dernières années.

Les accidents ont touché 60 travailleurs en 2017, pour grimper à 161 en 2021.

Jean-François Dionne. Association des signaleurs
Photo Chantal Poirier
Jean-François Dionne. Association des signaleurs

« On nous prend pour des cônes orange, s’indigne Jean-François Dionne, président de l’Association des travailleurs en signalisation routière du Québec. On a une famille qui nous attend à la maison. »

Il appelle à des sanctions plus sévères, mais aussi à davantage de sensibilisation dans les écoles de conduite.

La Fraternité des policiers et policières de Montréal s’est abstenue de commenter l’accident.

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