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Bridge-Bonaventure: les promoteurs veulent une densification «intelligente»

C'est dans ce secteur de Montréal où devait se trouver le fameux nouveau stade de baseball.
Photo d'archives C'est dans ce secteur de Montréal où devait se trouver le fameux nouveau stade de baseball.

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Des promoteurs immobiliers comptent densifier en hauteur le secteur Bridge-Bonaventure, dans le sud-ouest de Montréal, avec des tours d’habitations qui pourront compter quelque 7500 logements.

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Le projet Bridge-Bonaventure prévoit notamment la construction de 7500 nouveaux logements, dont l’aménagement de 1400 logements familiaux, et avec une proportion de 20 % de logements sociaux. Le tout accompagné notamment de parcs, d’espaces publics et de commerces de proximité.

Une dizaine de promoteurs immobiliers sont associés au projet, qui nécessiterait des investissements de plusieurs milliards de dollars.

«Il faut placer le contexte. Nous ne présentons pas un projet, nous présentons un scénario vision développement. On ne présente pas non plus un concept architectural. Nous avons voulu placer la requalification urbaine sur la base de principes directeurs», a résumé Brian Fahey, l’un des porte-parole du groupe de promoteurs.

Ceux-ci présentaient leur vision pour le secteur. À leurs dires, il s’agit d’une première fois qu’un groupe aussi nombreux s’allie pour penser le développement d’un quartier.

«C’était le temps de montrer à la Ville, ensemble, d’une façon concertée, ce que le privé a à offrir», a expliqué Serge Goulet, président du Groupe Devimco.

La Ville de Montréal avait indiqué ses attentes pour Bridge-Bonaventure. Selon les promoteurs toutefois, le développement en densité permettra de construire près du double de logement, tout en réduisant l’emprise que les bâtiments auront au sol, ce qui permettra le développement de davantage d’espaces verts.

«L’introduction de bâtiments en hauteur est nécessaire aux fins de permettre un maximum de dégagement au sol au profit de la qualité du milieu de vie. Mais la hauteur peut s’inspirer de modèles nuancés et être complémentaire au profil du centre-ville», a indiqué Brian Fahey, l’un des porte-parole du groupe de promoteurs.

D’autant que le développement nécessitera des investissements importants, de plusieurs centaines de millions de dollars, pour décontaminer les terrains et restaurer le patrimoine. Des frais que devront payer les promoteurs, qui plaident pour s’assurer que le projet puisse également leur être rentable.

«Quand on a une densification intelligente, tu permets d’avoir des retombées sociales et environnementales, mais aussi des retombées économiques dont on a besoin», a souligné M. Goulet. Il estime que chacun peut trouver son compte et en ressortir gagnant.

Pour mettre en place leur vision, les promoteurs se sont inspirés d’exemple tels que Cambridge, Hambourg, Chicago et Sidney.

Consulter

La réflexion hauteur de ce projet, dévoilé mardi, sera alimentée par un processus consultatif auprès des groupes communautaires, économiques et citoyens au cours des prochaines semaines.

L’Institut de développement urbain du Québec (IDU), qui fait partie du groupe, a mis sur place un comité d’expert qui aura pour mandat d’ajouter un «regard indépendant et objectif» sur le développement du site.

En parallèle, l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM) tiendra une consultation publique sur le plan directeur du secteur, à l’automne.

D’une dimension de 2,3 km2, le secteur est situé à proximité du Vieux-Montréal, dans le sud-ouest de la métropole. Il comprend notamment les bassins Peel et Wellington et le triangle de la Pointe-Saint-Charles.

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