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177 000 immigrants temporaires au Québec en 2021

L’ampleur justifie que Québec obtienne les pouvoirs de sélection, dit Jean Boulet

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Il y avait 177 000 immigrants temporaires qui foulaient le sol québécois en 2021, ce qui justifie que le Québec rapatrie les pouvoirs de sélection du fédéral pour mieux répondre à la pénurie de main-d’œuvre et assurer la pérennité du français, plaide le ministre Jean Boulet.

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Chiffres et infographie en main, le ministre de l’Immigration dénonce avec vigueur le partage actuel des compétences avec Ottawa pour choisir et admettre les nouveaux arrivants. 

L’an dernier, les personnes ayant un statut de résident temporaire représentaient 77 % du portrait global de l’immigration au Québec, si on se fie aux chiffres du gouvernement.

Notons toutefois que cette donnée présente les immigrants temporaires qui étaient sur le territoire au 31 décembre 2021, ce qui peut donc inclure des travailleurs ou des étudiants internationaux qui avaient obtenu leur permis depuis plus d’un an.

Selon ces mêmes données, le Québec ne contrôlerait que 14 % de son immigration, le reste relevant du Canada. 

«C’est compliqué, c’est long, ça n’a pas de bon sens et on n’est pas capable de répondre à nos besoins économiques, particulièrement dans les régions francophones et en français», souligne Jean Boulet, en entrevue. 

Les francophones

Plus encore, la proportion de francophones chez les immigrants temporaires n’est pas suffisamment élevée à son goût.

Le fédéral n’ayant aucune exigence en cette matière, seulement 37 % des personnes admises en vertu du programme des travailleurs étrangers temporaires, 52 % de ceux du programme de mobilité internationale et 57 % des étudiants étrangers ont une connaissance du français. 

«Le poids du Québec dans la fédération, il se dilue complètement et moi, pour l’immigration temporaire, si j’avais un objectif à exprimer, c’est que le pourcentage des immigrants temporaires qui parlent français soit au moins égal au pourcentage des francophones dans la population d’accueil, à peu près 82 %», insiste le ministre. 

Malgré les refus répétés de Justin Trudeau de céder davantage de pouvoirs au Québec, Jean Boulet se dit convaincu que le dialogue est la voie à suivre.

Il rappelle que l’accord avec le fédéral sur l’immigration datant de 1991 permet au Québec d’envoyer un avis de négociation à Ottawa afin de rouvrir l’entente et de renégocier les termes.

Mais il ne s’est pas encore servi de cet outil pour le moment. 

Le Parlement divisé

Le sujet de l’immigration a une fois de plus embrasé les échanges hier à l’Assemblée nationale.

Deux visions diamétralement opposées s’affrontent et le choc est brutal.

Pour François Legault, la langue parlée à la maison est fondamentale pour la survie du français.

Les libéraux, eux, accusent le premier ministre de vouloir s’inviter dans les chaumières.

«Ce n’est pas à M. Legault, ce n’est pas au gouvernement de dire quelle langue j’utilise autour de ma table à souper à la maison!» a pesté hier le député libéral Saul Polo.

Source : ministère de l’Immigration du Québec

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