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Les médias sociaux créent des envies de chirurgie chez les jeunes

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Selon une étude prépandémique, un jeune sur deux aurait une insatisfaction corporelle, notamment à cause des médias sociaux qui ont un grand pouvoir d'influence sur les adolescents.

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De plus en plus de jeunes développent des complexes physiques qu'ils veulent faire modifier.

L'exposition aux réseaux sociaux et leurs contenus à l'apparence parfaite ne font qu'empirer le phénomène.

«Les jeunes vont avoir tendance à utiliser ces filtres-là pour se rapprocher de la norme alors c'est sûr que ça nous éloigne de tout ce qui est acceptation corporelle, diversité corporelle. C'est très difficile d'être dans la diversité quand le seul contenu que je vois ou dans le contenu avec lequel je vais me comparer, c'est un modèle de beauté qui est inaccessible», a indiqué Francisca Bourbeau, professionnelle de santé et chercheure de la chaire de recherche Loricorps de l'Université du Québec à Trois-Rivières.

  • Écoutez l'entrevue avec Francisca Bourbeau au micro de Geneviève Pettersen sur QUB radio:

Les petites chirurgies et interventions sont plus près de nous que jamais.

Alexandra Hould, créatrice de contenu, croit qu'il en revient aux professionnels de la santé d'en faire la promotion et non aux influenceurs.

« Plus on a d'influence, plus les gens s'accrochent à ça et ça peut être une image faussée par les réseaux sociaux aussi. J'ai déjà entendu quelqu'un dire qu’il a fait une telle chirurgie et une semaine après, le médecin était comme hyper débordé. Il avait comme 700 demandes pour la même chirurgie. C'est un peu biaisé parce que chaque corps est unique, chaque expérience est unique », a-t-elle rapporté.

Avant la pandémie, 45 % des filles de 9 ans et plus vivaient avec une insatisfaction corporelle.

Une donnée qui a certainement augmenté depuis l'apparition des visioconférences.

«Quand on va se regarder dans le miroir, souvent c'est un choix. Mais avec les Zoom, les gens étaient constamment confrontés à leur propre image du corps à la journée longue et ça peut amener les gens à voir leur corps comme un objet», a ajouté Mme Bourbeau.

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