/entertainment/movies
Navigation

«Monde jurassique: la domination»: pour amateurs invétérés

«Monde jurassique: la domination»: pour amateurs invétérés
Photo courtoisie

Coup d'oeil sur cet article

La finale de la nouvelle trilogie aurait pu être mieux menée. 

Ils sont tous réunis. Bryce Dallas Howard et Chris Pratt de la trilogie actuelle rencontrent finalement Laura Dern, Jeff Goldblum et Sam Neill, les scientifiques des premiers volets de la franchise plus de cinq fois milliardaire.

Mais leur présence suffit-elle?

Le scénario part dans tous les sens, sans vraiment convaincre de la nécessité d’un troisième long métrage. S’étant échappés du parc d’attractions à la fin du «Royaume déchu», les dinosaures vivent désormais parmi les humains avec les problèmes que cela suppose. Un marché noir des créatures s’est évidemment développé, Claire Dearing (Bryce Dallas Howard) menant des actions contre les braconniers tandis qu’Owen Grady (Chris Pratt) est devenu une espèce de cow-boy emmenant des troupeaux de dinosaures en sécurité. Désormais en couple, ils veillent sur la sécurité de Maisie (Isabella Sermon), clone de Charlotte Lockwood.

Du côté des anciens, Ellie Sattler (Laura Dern) est appelée en renfort par des agriculteurs dont les récoltes sont détruites par des hordes d’énormes criquets préhistoriques. Elle va donc demander de l’aide à Alan Grant (Sam Neill) avant d’aller rencontrer Ian Malcom (Jeff Goldblum) qui l’a invitée à venir le voir dans les locaux de Biosyn, la compagnie créée par Lewis Dodgson (Campbell Scott) – oui, c’est lui le nouveau méchant – et qui possède désormais les droits sur l’ADN des animaux d’un autre âge. Nous avons également droit à un nouveau personnage en la personne de Kayla Watts (DeWanda Wise), une pilote qui va se mettre au service de Claire et d'Owen.

À 146 minutes, «Monde jurassique: la domination» s’étire inutilement en scènes de dinosaures courant à travers champs, forêts et montagnes, en poursuites sur les toits de Malte, en séquences à suspense animalier ainsi qu’en dialogues mal écrits sur l’équilibre naturel des choses, une crise alimentaire sur le point d’éclater, le clonage et autres sujets, qui auraient mérité mieux.

Passé le plaisir visuel des effets spéciaux, dont certains trahissent un manque de finition, et celui de retrouver des personnages familiers, on se dit que les délais de production en raison de la pandémie auraient pu être utilisés à bon escient par le réalisateur et coscénariste Colin Trevorrow pour resserrer un peu les intrigues et l’action de cette superproduction au budget de 165 millions $US qui s’éparpille un peu trop.

  • Note: 3 sur 5
Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.