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Prêts à tourner la page de la COVID-19 ?

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Il y a de cela à peine deux ans, l’idée d’établir un lien entre l’origine de la COVID-19 et un laboratoire, notamment celui de Wuhan, était taxée d’hérésie. On parlait alors de « théorie du complot ». Les choses ont changé...

Au plus fort de la pandémie, l’ensemble des opinions reçues sans discussion, comme évidentes, sur l’origine du virus de la COVID-19 par les voies autorisées ne faisait pourtant pas consensus. Le narratif alors relayé, notamment par la revue scientifique britannique The Lancet, partout à travers le monde, tablait sur le fait que ce virus était d’origine naturelle.

C’est de moins en moins une certitude aujourd’hui.

Les doutes ont fait surface du côté du laboratoire de Wuhan depuis un bon moment. 

Mais, pour les raisons que nous connaissons maintenant, les enquêtes initiales de l’Organisation mondiale de la Santé ont frappé le mur de l’opacité et celui de la résistance jusqu’à présent...

De nouveaux doutes

Les États-Unis ont probablement été le pays occidental où l’origine du virus de la COVID-19 a fait l’objet des plus intenses débats publics. 

On se souvient de la vitesse à laquelle l’ancien président Donald Trump avait dégainé, accusant la Chine d’avoir fabriqué ce virus.

Aujourd’hui, deux États-Uniens qui enseignent à la Columbia University sortent du silence au sujet de l’origine de ce virus... 

Il s’agit de Neil L. Harrison, professeur d’anesthésiologie, de pharmacologie moléculaire et thérapeutique, et du professeur d’économie mondialement connu et directeur du Centre pour le développement durable, Jeffrey D. Sachs.

Dans un article publié récemment dans le prestigieux Actes de l’Académie nationale des sciences, les deux professeurs appellent à une enquête scientifique indépendante et transparente sur des informations que détiendraient des institutions basées aux États-Unis et qui pourraient faire la lumière sur les origines du virus de la COVID-19.

Les deux auteurs indexent les détails exacts des travaux de laboratoire et « l’engagement d’autres institutions aux États-Unis et en Chine qui n’ont pas été divulgués pour une analyse indépendante ». 

Les nouveaux champs d’intérêt

Ils questionnent « la nature précise des expériences qui ont été menées, y compris la gamme complète de virus collectés sur le terrain et le séquençage et la manipulation ultérieurs de ces virus » qui demeurent inconnus.

Parmi les institutions pointées du doigt par les deux professeurs parce qu’elles auraient probablement « une connaissance des activités détaillées qui étaient en cours à Wuhan et aux États-Unis », il y a les National Institutes of Health ; la Defense Threat Reduction Agency ; le département de la Sécurité intérieure ; la Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA) ; l’Agence américaine pour le développement international et l’Université de Californie à Davis.

En deux ans, ce virus et ses multiples déclinaisons ont déjà fait plus de six millions de morts à travers la planète. Un éclairage objectif sur ses véritables origines est plus que nécessaire avant de tourner la page. 

Vaut mieux savoir que croire...

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