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«Lightyear»: un bien bon Buzz

LIGHTYEAR
PIXAR

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Buzz Lightyear nous revient dans une très bonne aventure intergalactique — étant cette fois-ci doublé en version originale par Chris Evans, et en version française par Xavier Dolan. 

Le Buzz que l’on connaît depuis 27 ans est un jouet, la figurine d’Andy, achetée parce que le petit garçon a adoré le film dont le spationaute était le héros. Et «Lightyear» est ce film. Cette explication qui sert d’introduction au long métrage place immédiatement le spectateur dans une sorte de capsule temporelle où le caractère de la figurine – son «Vers l'infini et au-delà !», l’assurance qu’il démontre sans cesse – remonte à la mémoire. 

Mais ici, Buzz est moins «plastique», moins caricatural, en un mot plus humain, même s’il est un héros de film de science-fiction perdu à des années-lumière de la Terre. Dès le début, de manière subtile et amusante, les amateurs constatent de subtiles différences. Il est sérieux, effectue la narration de ce qui lui arrive, un trait dont se moque Alisha (voix de Uzo Aduba), sa commandante et meilleure amie. 

L’équipe du vaisseau spatial se retrouve prisonnier d’une planète inhospitalière pour cause de problèmes mécaniques. Buzz doit donc, afin de tester le carburant nécessaire pour re décoller, effectuer une série de vols d’essais autour de la planète. Mais, alors que ces tests ne durent que quatre minutes pour lui, ils durent des années pour l’équipage demeuré au sol en vertu d’un principe de physique que je suis incapable de vous expliquer — oui, j’ai toujours été nulle en sciences. 

L’émotion saisit les «fans» devant le passage du temps, le vieillissement des amis de Buzz, les changements constatés et la perte de repères. Oui, Buzz devient humain. On le voit douter, réaliser qu’il n’a pas de solution miracle, qu’il est faillible comme chacun de nous. L’amitié qui le lie à Alisha, puis à la petite-fille de celle-ci, Izzy (voix de Keke Palmer) et de compagnons de mission improbables, Darby Steel (voix de Dale Soules) et Mo Morrison (voix de Taika Waititi et de Pierre-Yves Lord en version française), est explorée de manière touchante. Et Sox, son chat robot, apporte l’humour nécessaire lorsque «Lightyear» devient dramatique. 

On trouve également, dans ce très bon film d’animation s’adressant à toutes les générations de la famille, des références aux classiques de la science-fiction tels «Star Wars», «2001, Odysée de l’espace», «Star Trek», «Wall-E», «Armageddon», etc. Et l’on salue également la sous-intrigue d’Alisha, qui a une conjointe avec laquelle elle fonde une famille, ce fait étant présenté – et il était temps – avec un naturel rafraîchissant et attendu depuis longtemps. 

Long métrage parfaitement équilibré – émotions, rires, aventure, effets spéciaux et action —, «Lightyear» surfe sur le succès des «Histoires de jouets» sans parvenir, néanmoins, à se démarquer suffisamment pour générer l’émerveillement ressenti devant chaque long métrage de la quadrilogie.  

  • Note : 3,5 sur 5 
  • Le film Lightyear interdit aux Émirats à cause d'un baiser. Écoutez la rencontre Stréliski-Cyr au micro de Geneviève Pettersen sur QUB radio:

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