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Michel Béland, un homme de passion

0615 Cabana
Photo courtoisie, Karl Tremblay Michel Béland pose ici fièrement avec deux des truites mouchetées que nous avons capturées durant notre séjour. C’est grâce à la gestion éclairée du territoire que l’on peut faire de telles captures.

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Durant ma carrière au Journal de Québec, j’ai rencontré plusieurs personnes qui aimaient la vie en forêt, la nature et les activités qui s’y rattachent. Il en est un qui ressort du lot comme le plus grand passionné de la forêt, Michel Béland.

Passer du temps avec lui, c’est découvrir un amoureux de la forêt, de la nature, de la chasse, de la pêche, de la trappe, du travail du bois, de la mécanique, de la restauration de véhicules et autres objets du passé, bref, un véritable musicien qui sait jouer de tous les instruments de l’orchestre. Né à Sainte-Thècle, dans la MRC de Mékinac, en Mauricie, il a débuté très jeune dans l’aventure de la vie.

« Ma mère me disait toujours que j’étais venu au monde sous un sapin, d’expliquer l’homme du haut de ses six pieds, avec sa carrure imposante. J’ai toujours vécu en forêt. J’en suis sorti pour aller à l’école, avant de retourner en forêt à l’âge de 15 ans. Je suis ressorti du bois à l’âge de 38 ans. »

Durant toutes ces années, il a vécu bien des aventures, mais un aspect l’a marqué, c’est son bout de vie avec son grand-père.

« Je le regardais faire, j’écoutais ses conseils, j’apprenais à le suivre, à découvrir la forêt. Il m’a enseigné le savoir de nos ancêtres que je veux perpétuer aujourd’hui. Lorsque l’on traversait un lac en canot, il tendait une ligne avec un hameçon avec un boulon comme poids. Il récoltait un poisson pour le repas. Aussi, j’ai vécu durant de nombreuses années à Casey, auprès d’Autochtones qui m’ont beaucoup appris sur la trappe et la vie en forêt. Vraiment, la nature a toujours été au centre de ma vie. »

LA FORÊT EST SON SALON

Très rapidement, son amour du travail du bois fait en sorte qu’il consacre une bonne partie de sa vie à pratiquer différents métiers avant de devenir bâtisseur de moulins à scie pour des compagnies forestières.

« J’ai bâti des scieries à Parent, à Saint-Roch-de-Mékinac, à Sainte-Florence, en Gaspésie. J’ai été consultant pour KC Irving au Nouveau-Brunswick. Tout cela a duré 18 ans. Après avoir pris une semi-retraite, je suis devenu pourvoyeur à compter de 1988. »

Maintenant qu’il a passé le flambeau de la pourvoirie à son fils, Max, il peut se consacrer à ce qu’il appelle amicalement « son salon pour recevoir sa visite ».

Lorsque l’on se retrouve dans cet immense bâtiment, on comprend vite qui est Michel Béland. Conteur hors pair, il nous explique avec plein de détails, ce qu’il y a sur les murs, la référence à ses ancêtres, au travail du bois pour construire un canot d’écorce, les fourrures récoltées à la trappe. Il faudrait avoir plusieurs paires d’yeux pour découvrir tout ce qui se trouve là. C’est véritablement l’antre de ses passions.

« Je cherchais une façon de raconter ma vie, celle de mes ancêtres, et présenter toutes les passions qui ont meublé ma vie, explique Michel. J’ai consacré beaucoup de jours de travail à reproduire à l’échelle 1/12 la dernière scierie que j’ai construite. Je rêve de réunir toutes les personnes qui ont travaillé à la construction de la vraie scierie pour leur montrer ma maquette et leur faire vivre les mêmes émotions que moi. »

Michel Béland est plutôt fier de sa maquette 1/12 de la dernière scierie qu’il a construite. Tout est fonctionnel.
Photo courtoisie, Karl Tremblay
Michel Béland est plutôt fier de sa maquette 1/12 de la dernière scierie qu’il a construite. Tout est fonctionnel.

BEAUCOUP À APPORTER

Il a regroupé sur les murs différents objets en tableau qui racontent la vie de ses ancêtres. Les outils qu’ils utilisaient étaient la preuve de leur ingéniosité et de leur débrouillardise pour arriver à dompter la nature et se faire une vie confortable.

Il aime beaucoup présenter les outils qu’ont utilisés ses ancêtres pour bâtir et bûcher le bois.
Photo courtoisie, Karl Tremblay
Il aime beaucoup présenter les outils qu’ont utilisés ses ancêtres pour bâtir et bûcher le bois.

Passionné de restauration de véhicules, il expose fièrement des Autoneiges de Bombardier (Snowmobiles), des motoneiges et autres différents objets anciens.

« J’ai toujours aimé restaurer ces véhicules de Bombardier. J’en ai 31 à mon actif. J’ai même celui qui est apparu dans la série Les filles de Caleb, alors que le médecin se rendait pour aider une femme à accoucher. Je les ai tous. J’ai aussi les toutes premières motoneiges que J. Armand Bombardier a officiellement créées et lancées sur le marché, dont celle de 1959 avec des skis en bois et son moteur Prowler. Aussi, j’ai retrouvé l’Autoboggan que j’avais vue à l’âge de 10 ans alors que des gens allaient porter des denrées aux Autochtones de Manawan, à partir de Casey, sur une distance de 60 milles. Pour moi qui n’avais que 10 ans, c’était une révélation. Je l’ai cherchée longtemps et lorsque j’ai mis la main dessus, je l’ai restaurée. C’est la première motoneige qui a circulé au Québec. »

Vraiment, une visite là-bas vous fera découvrir un homme qui a beaucoup à apporter sur notre histoire et sur la relation avec la nature. Il a d’ailleurs réalisé une série de DVD sur la trappe, la construction d’un camp en bois rond, les autoneiges et plus.

Si vous passez par la route 155 en direction de La Tuque et que vous apercevez la pancarte de la pourvoirie Hosanna, prenez le temps de vous arrêter pour visiter son musée. 

 

La pourvoirie Club Hosanna, une destination unique

TROIS-RIVES | Si vous êtes à la recherche d’une destination de pêche exceptionnelle, offrant confort et pêche de qualité, vous ne vous tromperez pas en vous rendant à la pourvoirie Club Hosanna.

Situé à deux heures de route de Montréal et de Québec, dans la municipalité de Trois-Rives, le long de la route 155 qui mène à La Tuque, ce territoire unique a beaucoup à vous offrir. Sur son immense terrain de jeu de 150 km2, on retrouve 25 chalets, répartis à raison de 18 dans le secteur Hosanna et 7 dans le secteur Natisk.

Ce territoire unique a été développé par Michel Béland qui a passé le flambeau à son fils, Max.

« La pourvoirie a fait ses débuts en 1936, alors que la famille Cournoyer recevait ses clients dans quatre chalets sur un territoire de 18 km2, d’expliquer Michel. Je me suis porté acquéreur en 1988. Nous avons développé pour en arriver à offrir aujourd’hui un produit assez unique. Les gens qui sont dans le secteur Hosanna pourront pêcher la truite arc-en-ciel et la truite mouchetée. Dans le secteur Natisk, nous offrons la pêche de ces deux mêmes espèces avec en plus la possibilité de capturer de la truite grise. Nous avons un bel éventail à offrir aux pêcheurs. »

CONFORT, ROUTES ET PÊCHE

Dans les deux secteurs de la pourvoirie, la même devise de confort et de facilitation des déplacements est appliquée.

Michel Béland pose fièrement avec la réplique d’un canot.
Photo courtoisie, Karl Tremblay
Michel Béland pose fièrement avec la réplique d’un canot.

« Un point très important à noter pour les pêcheurs, c’est que dans chacun des secteurs de la pourvoirie, pour chaque chalet, deux lacs pour la pêche sont assignés en exclusivité durant tout le séjour, d’expliquer M. Béland. Les gens peuvent donc pêcher deux espèces sur des lacs différents, avec des limites pour chacune des espèces. »

Tout le territoire est accessible à partir d’un réseau routier de 60 km, très bien entretenu.

« Toutes ces routes sont accessibles à n’importe quel type de voitures. Aussi, nous avons mis le paquet pour améliorer l’offre d’hébergement pour en arriver à une classification de quatre étoiles pour tous nos chalets. »

Pour ce qui est des techniques et des leurres de pêche, rien de bien sorcier.

Durant notre séjour, nous avons connu du succès à la mouche avec la Silver Par Belle et au leurre métallique, avec des cuillères de type Toronto Wobbler de 2,5 pouces or et argent, de même qu’avec les Lake Clear argent et chartreuse. Le poids de nos captures a varié entre 0,5 lb et 3,5 lb. 

Certains se poseront des questions sur les lacs où nous nous sommes rendus. Ils sont accessibles durant un séjour pour tous ceux qui sont rattachés à ce secteur de pêche. 

Il faut mentionner ici que s’il est toujours possible de faire de telles captures, c’est en grande partie grâce à la gestion très serrée des différents lacs de la pourvoirie. On pourrait expliquer la façon de faire de la famille Béland par cette devise : puiser sans épuiser.

PENSER À LA FAMILLE

L’offre de pêche pourra satisfaire les pêcheurs qui désirent capturer de beaux spécimens, c’est certain. On a aussi pensé à développer une offre pour la petite famille.

« Souvent, les gens nous mentionnent qu’ils ont des enfants avec eux, et demandent à avoir quelque chose de spécial. Nous avons des lacs ensemencés et même un petit lac magique pour les plus jeunes, où la pêche sera plus facile. Pour nous, il est important que les plus jeunes aient un bon souvenir lorsqu’ils viennent en pourvoirie. Ayant moi-même des petits-enfants, je sais ce que cela signifie », explique Michel Béland.

Pour suffire à la demande dans ces lacs ensemencés, la pourvoirie possède sa propre pisciculture avec un approvisionnement garanti, si on peut le dire ainsi.

Chose certaine, si vous décidez de vivre un séjour dans cette pourvoirie, vous trouverez ce que vous cherchez. Aussi, vous découvrirez une autre facette des talents de bâtisseur de chalets en bois rond de Michel Béland. Il a parcouru la Scandinavie pour découvrir les meilleures méthodes de construction de ces habitations qui sont si appréciées en forêt. Ça fait partie de notre histoire.


Pour tout savoir sur les coûts et la disponibilité de séjours, vous pouvez soit téléphoner au 819 646-5244 ou consulter le site : clubhosanna.qc.ca. Vous vivrez un séjour dont vous garderez un excellent souvenir.

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