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L’épouse d’un juge de la Cour suprême invitée à témoigner sur ses échanges controversés avec le clan Trump

L’épouse d’un juge de la Cour suprême invitée à témoigner sur ses échanges controversés avec le clan Trump
AFP

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Virginia Thomas, la femme d’un pilier conservateur de la Cour suprême des États-Unis, a été invitée à témoigner devant une commission parlementaire qui s’intéresse à ses échanges avec un proche de Donald Trump, artisan d’un projet visant à renverser l’élection présidentielle de 2020. 

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«Nous avons envoyé une lettre à Mme Thomas lui demandant de venir s’entretenir avec la commission», a annoncé jeudi Bennie Thompson, chef d’un groupe d’élus qui enquête sur les moyens pris par Donald Trump pour tenter de se maintenir au pouvoir après sa défaite face à Joe Biden.

Mercredi soir, The Washington Post a révélé que cette militante conservatrice assumée, surnommée Ginni par ses proches, avait correspondu par courriel avec John Eastman, un avocat proche de Donald Trump, auteur d’un plan pour bloquer l’accession de Joe Biden à la Maison-Blanche.

Mais cette femme est aussi l’épouse de Clarence Thomas, juge qui siège dans le temple du droit américain, chargé de trancher les grands débats de société... et les litiges électoraux. Dénonçant un mélange des genres malsain, des élus démocrates appellent ce juge à se récuser dans tout dossier lié aux élections.

La commission parlementaire a aussi en sa possession une série de textos fantasques que Ginni Thomas a envoyés au chef de cabinet de Donald Trump, Mark Meadows, l’implorant de se battre contre les résultats de la présidentielle de 2020.

«Aidez ce grand président à tenir bon, Mark!!! [...] La majorité des gens savent que Biden et la gauche tentent le plus grand hold-up de l’Histoire », écrit Ginni Thomas dans l'un de ces messages.

Dans une entrevue accordée au Daily Caller, Ginni Thomas a déclaré qu’elle avait «hâte de parler» à ces élus «afin de clarifier tous les malentendus».

Cette sexagénaire était aussi présente à Washington le 6 janvier 2021 quand une foule avait attaqué le Congrès américain pour tenter de bloquer la certification de la victoire de Joe Biden.

Elle assure toutefois être partie avant les violences parce qu’elle avait trop froid.

  • Écoutez la chronique de Luc Laliberté au micro de Geneviève Pettersen sur QUB radio:

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