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Afghanistan: deux blessés dans l’attaque d’un temple sikh à Kaboul

Afghanistan: deux blessés dans l’attaque d’un temple sikh à Kaboul
AFP

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Un groupe d’hommes armés a attaqué à la grenade, samedi matin, un temple sikh à Kaboul, la capitale de l’Afghanistan, blessant au moins deux personnes, selon des témoins et le ministère de l’Intérieur. 

«J’ai entendu des coups de feu et des explosions provenant du [temple sikh]», a déclaré à l’AFP Gurnam Singh, un chef de la communauté sikhe à Kaboul.

Deux membres de la communauté sikhe ont été blessés dans l’explosion d’une grenade lancée par les assaillants, selon le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Abdul Nafi Takor.

Un incendie s’est déclaré après l’attaque qui a eu lieu vers 6h30 (3h GMT).

Quelques minutes plus tard, une voiture piégée a explosé à proximité du temple, sans faire de victime, a ajouté le porte-parole.

«Généralement, à cette heure du matin, nous avons plusieurs fidèles sikhs qui viennent prier au temple», a indiqué Gurnam Singh, selon qui il pourrait y avoir plus de deux blessés.

Environ 200 sikhs vivent en Afghanistan – un pays presque entièrement musulman –, contre environ un demi-million dans les années 1970.

Ces dernières années, la communauté sikhe afghane a été la cible de plusieurs attaques.

La plus meurtrière a eu lieu en mars 2020, quand des hommes armés avaient pris d’assaut un temple de Kaboul, faisant au moins 25 morts.

Le groupe jihadiste État islamique avait revendiqué cette attaque.

L’EI avait déjà visé cette minorité au cours d’un attentat-suicide en juillet 2018 à Jalalabad, dans l’est du pays, tuant alors 19 personnes.

Quarante ans de guerre, de pauvreté et de discriminations ont provoqué l’exode de la communauté sikhe afghane.

Après l’arrivée des talibans au pouvoir à Kaboul en août dernier, près d’une centaine se sont encore exilés.

Le nombre d’attentats, visant souvent des communautés religieuses minoritaires, a diminué dans le pays depuis l’arrivée des talibans.

Mais une série d’attaques à la bombe, dans lesquelles des dizaines de personnes ont trouvé la mort, a frappé le pays fin avril, pendant le mois du ramadan, puis fin mai.

La plupart ont été revendiquées par l’EI.

Les talibans tentent de minimiser la menace de l’État islamique-Khorasan (EI-K), la branche régionale de l’EI, et mènent une lutte sans pitié contre le groupe, qu’ils combattent depuis des années.

Ils ont multiplié les raids, notamment dans la province orientale de Nangarhar, et arrêté des centaines d’hommes accusés d’en faire partie.

Ils assurent depuis quelques mois avoir vaincu l’EI-K, mais les analystes estiment que le groupe extrémiste constitue toujours le principal défi sécuritaire pour le nouveau pouvoir afghan.

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