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Appel de la jeunesse pour un débat sur la crise climatique

Appel de la jeunesse pour un débat sur la crise climatique
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Nombreux sont les jeunes qui se mobilisent encore et toujours pour revendiquer le droit à un environnement sain. On descend dans les rues, on fait la grève, on s’exprime sur la place publique, on mène des actions locales et généralisées à travers le Québec. Nous le répétons une fois de plus: l’environnement n’est pas un sujet parmi tant d’autres.  

Une nécessité pour notre futur

Aux côtés des 24 partenaires de l’initiative Vire au vert, nous demandons aux médias d’organiser un débat des chefs exclusivement sur la crise climatique et les solutions proposées par les partis politiques. Les quatre prochaines années seront décisives en matière d’environnement pour éviter les pires scénarios climatiques envisagés et préparer le Québec à y faire face. Les quelques minutes allouées à cet enjeu lors des débats précédents sont nettement insuffisantes. 

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La crise climatique affecte directement toutes les sphères de notre quotidien: les inondations, les feux de forêt, les canicules et sécheresses, l’arrivée de nouvelles maladies menacent notre sécurité, nos finances personnelles et publiques, notre alimentation, l’accès à l’eau, l’accès à un logement adéquat et sécuritaire ou encore notre santé physique et mentale. Notre avenir se joue maintenant, et il mérite bien plus qu’un court échange où les partis politiques effleurent à peine les enjeux, ou pire, préfèrent les éviter. 

Une demande spéciale

Les médias publics ont un rôle crucial à jouer dans notre démocratie, et nous avons une demande à leur adresser: nous souhaitons voir un débat entièrement consacré à la crise climatique. Nous ne sommes pas les seuls: 59% des jeunes de 18 à 34 ans sondés estiment qu’un tel débat des chefs serait pertinent*. Cet intérêt n’est pas surprenant quand on découvre que 79%* sont préoccupé(e)s par les impacts de la crise climatique sur la santé*. 

La jeunesse est maintes fois pointée du doigt pour sa faible participation lors des rendez-vous électoraux. Pourtant, l’histoire regorge d’exemples prouvant que l’abstention des jeunes s’explique justement par un manque de propositions politiques sur les enjeux qui sont importants pour nous. Un débat portant sur la crise climatique et qui aborde les solutions sociales et économiques sous la perspective environnementale, saurait réconcilier l’intérêt des jeunes envers les institutions démocratiques. Ce serait agir pour l’urgence climatique. 

Ouverture

La transition écologique n’est pas une série de sacrifices. C’est l’opportunité de construire ensemble une société résiliente dans laquelle il fait bon vivre, respectueuse des écosystèmes et des collectivités. Collectivement, réfléchissons au monde que nous voulons léguer à nos enfants, dans lequel nous voulons grandir et vieillir. Aux grands médias québécois, s’il vous plaît n’ayez pas peur d’organiser ce débat et d’ouvrir le dialogue. Le Québec a été le premier à fermer la porte à l’exploration des énergies fossiles sur son territoire, il peut aussi devenir le premier à révolutionner la nature des débats électoraux. 

*Sondage commandé par Vire au vert. 59% des jeunes de 18 à 34 ans sondés trouvent pertinent de tenir un débat des chefs exclusivement sur l’environnement, la crise climatique et les solutions que proposent les partis politiques, contre 27% qui ne le trouvent pas pertinent.

Catherine Gauthier, ENvironnement JEUnesse

Ainsi qu’un collectif de signataires représentant près de 180 000 membres

Lynda Agbo, Associations des étudiantes et des étudiants de Laval inscrits aux études supérieures (AELIÉS)

François Trépanier-Huot, Coalition Étudiante pour un Virage Environnemental et Social (CEVES)

Antonin Girard, collectif Pour la suite du monde, École secondaire Joseph-François Perrault (Québec)

Vickie Bourque, Confédération des associations étudiantes de l’Université Laval (CADEUL)

Radia Sentissi, Fédération des associations étudiantes du campus de l’Université de Montréal (FAÉCUM)

Maya Labrosse, Fédération étudiante collégiale du Québec

Simon Telles, Force Jeunesse

Samuel Clavet-Labrecque, Jeunes de Québec pour la mobilité durable

Quentin Lehmann, L’Écothèque

William Lemieux, Par ici l’écologie

Dina Aznag, Regroupement étudiant de maîtrise diplôme et doctorat de l’Université de Sherbrooke (REMDUS)

Clara Landry, Transition radicale

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