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La régression du Grand Prix du Canada

La régression du Grand Prix du Canada

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Depuis 1978, Montréal a la chance d’accueillir le grand cirque de la Formule 1. Profitant du cadre enchanteur de l’île Notre-Dame, les amateurs – dont je suis – avaient le privilège d’aller regarder défiler les bolides tout en sirotant un petit verre de vin. C’était l’occasion d’ouvrir de beaux flacons qu’on partageait dans une ambiance festive avec les amis.  

Mais pas cette année. 

Pour la première fois depuis son existence, il est interdit d’apporter de l’alcool sur le site du Grand Prix du Canada. Raison invoquée: la protection des pilotes. Pourtant, il n’y a jamais eu d’incident déplorable lié à la consommation d’alcool sur le site. Encore plus contradictoire: on peut acheter de l’alcool une fois passé les tourniquets. En fait, vous pouvez surtout acheter de la Heineken, commanditaire officiel de la F1. Et le prix demandé pour une canette est le même que celui d’une caisse de six au dépanneur. Pour le vin, n’y pensez même pas. On vous propose plutôt de la limonade ou des morceaux de melon (à des prix qui frisent le ridicule). Est-ce que cette décision émane de Liberty Media, la nouvelle entité américaine qui gère maintenant la F1? Ou est-ce le groupe Octane de François Dumontier (qui appartient à Bell) qui souhaite tout simplement s’en mettre un peu plus dans les poches? Déjà que le coût des billets pour assister au Grand Prix est extrêmement élevé, une telle décision est franchement lamentable. D’ailleurs, pour avoir eu la chance de prendre part à plusieurs autres Grand Prix dans le monde (Angleterre, France, Monaco, Espagne) et de nombreuses courses aux États-Unis, c’est le seul endroit où une telle interdiction existe. Bref, on régresse à Montréal. Souhaitons que l’on revienne sur cette décision l’an prochain et qu’on puisse à nouveau boire son propre vin durant ce magnifique week-end de course.

À boire!

Je vous laisse sur une excitante nouveauté. Tellement nouveau que le vin n’est pas encore disponible à la vente, mais il le sera sous peu. Il s’agit d’un très bon chardonnay québécois produit à Dunham par L’Espiègle, un tout nouveau producteur. Non filtré ni collé, le vin présente une robe légèrement voilée. D’abord sur la retenue, le nez s’ouvre sur des notes de miel, d’herbe fraîche, de céréale et d’agrume. Un profil «nordique» avec une matière de bonne densité et montrant une allonge verticale. Bonne acidité et des amers de qualité qui participent au prolongement des flaveurs en finale. Le prix ne m’a pas encore été communiqué, mais la qualité est remarquable. À surveiller.

L’Espiègle, Aube à l’est 2020, Québec

??? $ - Disponible bientôt en ligne – 12,5 % - n.d. g/L

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