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Glissement de terrain à La Baie: des souvenir de Saint-Jean-Vianney

Glissement de terrain - Saint-Jean-Vianney
Photo d'archive

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L’important glissement de terrain qui a forcé l’évacuation de 76 maisons à La Baie au Saguenay-Lac-Saint-Jean rappelle de nombreux souvenirs chez ceux qui ont vécu la tragédie de Saint-Jean-Vianney en 1971 ou encore le déluge de 1996.

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«Dès qu'il y a un glissement de terrain, c'est clair qu'on repense à ce qui s'est produit il y a 50 ans, a raconté Bruno Simard, qui avait 15 ans lors des événements de St-Jean-Vianney. On ne peut s'empêcher de penser aux gens qui sont évacués présentement.»

«J'écoutais les réactions des gens évacués en fin de semaine et ça me rappelait ce que ma mère m'avait raconté, a dit Carl Gaudreault, aujourd'hui directeur du Centre d'histoire Arvida, dont les parents habitaient à St-Jean-Vianney. Les autorités avaient donné une heure à mes parents pour partir. On avait rempli un camion, on avait arraché les lustres...»

M. Simard circule régulièrement dans le secteur concerné à La Baie. Son propre vécu de St-Jean-Vianney l'a amené à y voir un danger potentiel.

«Un sol fragile, de l'argile friable, un talus qui peut décrocher... Je regardais les maisons du secteur et je me disais que certaines maisons étaient peut-être vulnérables», a-t-il mentionné.

La directrice-générale du Musée du Fjord, Guylaine Simard, habitait la rue Henri-McNicoll de La Baie en juillet 1996. C'est la rue où une maison abritant deux enfants avait été emportée par un glissement de terrain.

«Ça change la vie du quartier», a-t-elle dit.

«Les gens vont vivre de l'incertitude, de l'inquiétude, a-t-elle poursuivi. Ils vont se demander s'ils vont recevoir de l'aide, qu'est-ce qui adviendra de leurs biens. Ce sera important de prendre soin de soi, de son équilibre. C'est là que la famille et les amis sont importants, qu'il faut être bien entourés.»

Heureusement, les évacuations préventives ont sauvé des vies. Carl Gaudreault a rappelé que le directeur de la protection civile en charge des sinistrés de St-Jean-Vianney à l'époque avait pratiquement improvisé un plan d'urgence.

«Le seul plan d'urgence que les municipalités avaient à l'époque, c'était pour des attaques nucléaires, a-t-il dit en rigolant. C'était dans le temps de la Guerre froide. C'est la preuve que St-Jean-Vianney a fait œuvre utile.»

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