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Trois entrepreneurs ont fait venir 178 travailleurs illégaux au Québec

Didier Alirio Rubiano Montoya, Jorge Alexander et Josimar Pena
Photo Nicolas Saillant

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Trois entrepreneurs qui ont fait 2,3 M$ en faisant venir au Québec 178 travailleurs illégaux afin qu’ils travaillent à l’entretien ménager d’hôtels ont reçu une peine d’un an de prison à purger dans la collectivité.

En juin 2019, l’Agence des services frontaliers avait arrêté huit travailleurs sans permis de travail dans un hôtel de Québec dans le cadre du projet Calmar. 

L’enquête avait finalement permis l’arrestation de trois Colombiens d’origine qui avaient fait travailler illégalement 178 citoyens, majoritairement du Mexique, afin qu’ils fassent de l’entretien ménager dans 32 hôtels de Québec, Chicoutimi, Montmagny et Baie-Saint-Paul. 

Didier Alirio Rubiano Montoya, 48 ans, de même que les frères Jorge Alexander et Josimar Pena Mendoza, 46 et 35 ans avaient ensuite été arrêtés en vertu de la Loi sur l’immigration. 

Ceux-ci avaient élaboré «un stratagème bien orchestré» afin de faire entrer leurs travailleurs qui prétextaient venir visiter la ville de Québec.

Or, dès leur arrivée, ceux-ci étaient pris en charge par les trois acolytes et commençaient rapidement leurs ménages. 

«Les défendeurs assumaient la totalité du lien d’emploi. Embauchaient, attribuaient un travail, fixaient leur horaire, assuraient leur transport et les rémunéraient», a expliqué le juge Steve Magnan.

Sous le salaire minimum

Payés en argent comptant pour que les entreprises des accusés conservent le moins de traces possible, les travailleurs étaient payés sous le salaire minimum. 

«Les gestes des défendeurs plaçaient les étrangers dans une situation de vulnérabilité et d’illégalité les obligeant assurément à vivre de façon clandestine», a expliqué le juge.

Pendant qu’ils exploitaient les 178 travailleurs, les trois Colombiens ont engrangé 2,3 M$ entre juin 2018 et juillet 2019. 

Les trois hommes, tous bien intégrés à la société québécoise, travaillent dans le domaine automobile, en boulangerie ou en pâtisserie. Ils ont reçu une peine de un an de prison à purger à domicile sauf pour fin de travail. 

Ils devront faire 180 heures de travaux communautaires pendant leur assignation à domicile. 

Il n’a pas été indiqué quel sort a été réservé aux 178 étrangers venus se trouver du travail ici.

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