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Système de santé engorgé: à bout d’attendre pour une opération urgente à l’estomac

Un Lévisien patiente depuis trois mois pour une chirurgie qui était prévue dans les 30 jours

Quebec
Photo Stevens Leblanc La condition médicale d’Étienne Germain-Pouliot, de Lévis, continue à se détériorer, lui qui attend d’être opéré pour une hernie à l’estomac. Il ne peut plus ingérer de nourriture consistante.

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Un homme de Lévis qui n’arrive plus à fermer l’œil la nuit attend avec impatience l’opération urgente qui pourrait soulager ses douleurs, mais se bute à un système de santé engorgé.

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Étienne Germain-Pouliot souffre d’une hernie hiatale de 12 cm nécessitant une opération.

«Un gastro-entérologue m’a dit que c’était probablement de naissance. Mais mon estomac a bougé avec le temps et ça s’est aggravé», précise l’homme de 35 ans.

Les premiers symptômes se sont manifestés quand il a eu l’âge de prendre de l’alcool. Il vomissait systématiquement lorsqu’il buvait de la bière.

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«Vers l’âge de 23 ou 24 ans, j’ai commencé à prendre des pilules contre les remontées gastriques. On disait que ça allait passer. Maintenant les médicaments fonctionnent le jour, mais perdent de l’effet en soirée. J’ai des remontées gastriques qui souvent m’empêchent de dormir», confie le testeur en jeux vidéo qui a arrêté le travail en raison de ses problèmes de santé.

«Il y a 20 ou 30 ans, il y avait davantage d’opérations de ce genre parce qu’il n’existait pas de médicaments contre le reflux, poursuit-il. Je suis rendu au maximum de médicaments et ça ne fait pas le travail.»

Orphelin de médecin

Le Lévisien estime attendre pour avoir un médecin de famille depuis 10 ans. En désespoir de cause il s’est tourné vers le privé.

«J’avais besoin d’un médecin et j’étais tanné d’aller toujours à l’urgence. Ça a continué jusqu’à ce qu’un médecin demande des examens», raconte-t-il.

Avant de penser à une opération, un spécialiste lui a conseillé un nouveau médicament, ce qui n’a pas résolu le problème.

«Avec la COVID ça a pris comme six mois pour réussir à le revoir (le spécialiste). C’est là qu’on a décidé de m’opérer finalement», ajoute-t-il.

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M. Germain-Pouliot obtient du médecin une note sur laquelle il est mentionné qu’il doit être opéré dans les 30 jours. Cela fera bientôt trois mois.

«J’ai une qualité de vie vraiment à chier. Je ne peux manger que du mou, car je ne peux plus rien digérer, je suis à l’eau. Je dois attendre, mais on ne me dit pas quel sera le délai. Est-ce qu’il faut que l’estomac ait complètement remonté dans la cage thoracique pour être considéré comme urgent ? Si je ne suis pas opéré, un beau jour, pas si lointain, je ne pourrai plus rien avaler», craint-il.

Importante chirurgie

L’opération qu’il doit subir n’est pas bénigne. Elle requiert notamment deux jours aux soins intensifs.

«Il semble qu’ils ne peuvent m’avoir (à l’Hôtel-Dieu de Lévis) deux jours aux soins intensifs. Ils me disent aussi qu’ils n’ont qu’un chirurgien qui fait aussi les cancers du poumon», affirme M. Germain-Pouliot.

«Le seul moyen serait d’aller dans un autre pays et la seule place où j’aurais confiance ce serait les États-Unis, mais ça coûte trop cher», regrette-t-il.

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