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GPCQM: une 3e épreuve et les Mondiaux malgré l’incertitude

Les Grands Prix de Montréal et de Québec de retour après deux ans d’absence

Grands Prix cyclistes Quebec
Photo le Journal de Québec, Stevens LeBlanc Grand prix cycliste de Québec.

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Après deux ans d’absence, les Grands Prix cyclistes de Québec et de Montréal seront de retour en septembre avec un organisateur qui possède désormais une licence WorldTour pour une troisième course, mais aussi avec une possible annonce concernant les Championnats du monde de cyclisme sur route 2026 dans la métropole.

Un peu échaudé par tous les imprévus du monde de l’événementiel, le PDG Sébastien Arsenault avait quand même plusieurs bonnes nouvelles à annoncer à moins de trois mois de la relance des deux épreuves. 

Depuis 2019, la passation des pouvoirs est complétée à la direction des Grands Prix cyclistes de Québec et de Montréal (GPCQM) et du Marathon Beneva de Montréal. Le paternel et fondateur, Serge Arsenault, ne sera pas très loin.

Les courses de vélo seront donc de retour les 9 et 11 septembre malgré une baisse des investissements publics et des augmentations de coûts, allant parfois jusqu’à 40 %. L’aide financière d’urgence des gouvernements a aidé à traverser la crise.

Le transport aérien, la sécurité, les différents services et même la pénurie de voitures représentent encore un véritable casse-tête. 

La perte du partenaire Air Transat, qui offrait un vol nolisé aller-retour de Paris, figure également au nombre des embûches à surmonter. Des discussions avec d’autres transporteurs sont en cours.

« Tu as l’impression de rouler sans savoir où est l’arrivée avec la pandémie pour un entrepreneur. J’ai eu peur de perdre le noyau principal de mes employés, par démotivation, par fatigue mentale, mais ils sont là pour les bonnes raisons », explique Sébastien Arsenault.

Selon lui, il faudra peut-être quelques années avant de retrouver un certain équilibre. Toutefois, d’un point de vue purement sportif, le ciel est beaucoup plus clair.

Sébastien Arsenault est bien heureux de préparer le retour des Grands Prix cyclistes de Québec et de Montréal, en septembre.
Photo Pierre-Paul Poulin
Sébastien Arsenault est bien heureux de préparer le retour des Grands Prix cyclistes de Québec et de Montréal, en septembre.

Situation unique

Outre le Tour des Émirats arabes unis, les GPCQM seront les deux seules courses WorldTour hors d’Europe cette année. Ailleurs, la Californie et l’Australie ont notamment baissé les bras.

« Les équipes et les coureurs ont hâte de revenir ici. Je pense que c’est à cause de la façon dont ils ont été traités, pas juste par l’organisateur, mais par la foule. Ils en font une priorité. Les gars veulent gagner ici. On avait un traitement VIP et on essaye de garder le même niveau. C’était notre signature. J’ai bon espoir de réussir », ajoute M. Arsenault. 

La sensation belge Wout Van Aert a déjà annoncé son intention de disputer les deux épreuves pour la première fois. On ignore toutefois l’impact de la tenue des Championnats du monde dès la semaine suivante, très loin en Australie. 

Un partenariat avec nos voisins ?

L’idée d’une troisième course a souvent été évoquée par le passé, mais l’octroi d’une licence par l’Union cycliste internationale est bien réel. Il faudra toutefois attendre en 2024. L’Estrie, l’Outaouais et même la région de Québec-Charlevoix seraient dans les plans. L’Ontario n’est pas exclu.

Dans une périphérie de trois heures de route, l’organisateur ne ferme pas la porte à une épreuve aux États-Unis, mais le Québec passera en priorité. Pour Québec et Montréal, les licences ont été renouvelées jusqu’en 2025.

« Je ne veux pas une troisième course en deçà des deux autres. Ça prend un an et demi de travail et il reste le plus gros à faire, soit le financement et le lieu. Techniquement, elle est au calendrier pour 2024 », affirme M. Arsenault.


Le Critérium national, pour la relève, reviendra également à Montréal le samedi 10 septembre.  

La métropole du Québec vise 2026

Montréal souhaite toujours organiser les Championnats du monde de cyclisme sur route 2026, et le contexte semble propice à un tel événement d’envergure.

Depuis deux ans, certains amateurs pourraient avoir oublié le projet, mais le rêve est loin d’être enterré, au contraire.

Le gouvernement du Québec se fait tirer l’oreille, mais la communication est bonne.

En toute logique, une annonce pourrait avoir lieu avant la mi-septembre puisque le site pour 2027, peut-être en Haute-Savoie, en France, sera confirmé d’ici octobre. Évidemment, l’annonce qui concerne la métropole québécoise en 2026 doit se faire avant.

« C’est un dossier ambitieux. On va faire une annonce prochainement. J’attends un des partenaires publics et ça ne peut pas dépasser les Grands Prix cyclistes », a confié Sébastien Arsenault.

1000 athlètes

Le promoteur précise qu’il télédiffuserait lui-même ce grand rendez-vous réparti sur huit jours de compétitions avec 11 titres mondiaux à défendre et 1000 athlètes.

Parmi les sites envisagés, le parc Jeanne-Mance, le mont Royal, le Parc olympique, le parc Jean-Drapeau et le Vieux-Port de Montréal ont été identifiés.

En 1974, le légendaire Eddy Merckx avait été couronné à Montréal.

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