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Marchand veut augmenter les revenus de la Ville de Québec

Le maire de Québec dit s’inspirer de Montréal

Marchand veut augmenter les revenus de la Ville de Québec
Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC

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Pour faire face à l’inflation, Bruno Marchand dit vouloir s’inspirer de Montréal pour augmenter les revenus de la Ville sans pour autant hausser le fardeau fiscal des citoyens.  

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C’est ce que le maire de Québec a fait savoir, mardi après-midi, en impromptu de presse, quelques minutes après la fin de deux comités pléniers successifs consacrés aux enjeux financiers. 

«On peut augmenter les revenus et je ne parle pas d’augmenter les taxes. Il y a d’autres moyens. À Québec (la Ville), on est à 78% dépendants du compte de taxes municipaux. À Montréal, on est à 63%», a-t-il rappelé. 

Selon lui, «Montréal a pris dans la loi qui a été proposée par les libéraux à l’époque (Loi 122 sur l’autonomie et le pouvoir des Villes) les façons d’augmenter ses revenus autrement qu’en taxant ses citoyens par la taxe directe sur les maisons ou les commerces». 

«Le moins mal aux citoyens»

Bruno Marchand a d’emblée exclu la possibilité de mettre en place, cette année, une taxe d’accise sur l’essence en rappelant qu’il a promis en campagne électorale de ne pas emprunter cette avenue. 

«Il y a différentes formes dans la loi de Martin Coiteux (ancien ministre libéral) qui permettaient aux villes d’être moins dépendantes des taxes foncières (...) Il y a des options sur les stationnements, sur les immatriculations (...) On regarde ce qui est le plus pertinent, qui fait le moins mal aux citoyens et qui a le moins d’impact pour eux». 

Le maire a convenu qu’une nouvelle demande au gouvernement du Québec pour le transfert d’un autre point de la TPS aux Villes est «une possibilité». Mais cela doit se faire, le cas échéant, en coordination avec l’Union des municipalités du Québec (UMQ), a-t-il laissé tomber. 

Déception

De son côté, Claude Villeneuve, chef de Québec d’abord, s’est dit «déçu» de ne pas avoir obtenu davantage d’éclaircissements, lors des comités pléniers, quant à la réalisation ou non de divers projets municipaux prévus pour les années 2023-2024-2025. 

«On veut savoir ce qui s’en vient. On est déjà interpellés par l’administration pour faire connaître nos priorités pour nos districts, mais on ne sait pas quelle est la notion d’effort qu’on doit faire», a-t-il regretté, mardi, en impromptu de presse. 

Selon lui, «la Ville a décidé d’abandonner des projets, mais elle n’a pas décidé lesquels (...) Il y a une réalité mathématique. Les projets coûtent plus cher. Le choix qu’on va avoir, ça va être de s’endetter davantage ou de faire moins de projets». 

Précisons toutefois que l’administration Marchand n’a pas formellement annoncé l’abandon de tel ou tel projet. Le maire a seulement réitéré son intention de faire preuve de «prudence» dans la préparation du prochain budget municipal. 

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