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Au revoir, «Gronk»!

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Le moment de la retraite est venu pour Rob Gronkowski. Dans son cas, il semble plus approprié de lui dire au revoir que de prononcer des adieux. 

C’est bien connu, « Gronk » est déjà sorti une fois de sa retraite pour aller rejoindre son vieux complice Tom Brady à Tampa, question d’ajouter une bague du Super Bowl à sa collection. Dans le cas du dominant ailier rapproché, il s’agissait d’un quatrième sacre. 

Gronkowski, donc, a annoncé sa retraite via son compte Instagram. Il n’a fallu que quelques minutes pour que son agent Drew Rosenhaus laisse entendre qu’il ne serait pas étonné que Gronk revienne en cours de route cette saison si Brady lui lâche un coup de fil. Ou encore la saison prochaine, si Brady est à Tampa... ou ailleurs, pour un autre nouveau départ. 

Grand joueur et personnage 

Quoi qu’il en soit, ce n’est pas de Brady, mais de Gronkowski qu’il est question ici. Non seulement s’est-il hissé parmi les meilleurs ailiers rapprochés de l’histoire, peut-être même le meilleur de tous les temps, mais il a fait ce que bien peu de joueurs à sa position ont réussi. 

« Gronk », en plus de sa production monstre sur le terrain, est clairement l’ailier rapproché qui a transcendé le plus son sport. En dehors des quarts-arrières, peu suscitent une telle popularité. 

Il a su s’attirer un large public par sa personnalité magnétique, sa bouille sympathique, ses entrevues colorées et son franc-parler qui détonne dans un monde aseptisé.  

Derrière le personnage, il ne faut jamais sous-estimer à quel point Gronkowski a travaillé avec sérieux à l’entraînement.  

À plusieurs reprises au cours de sa carrière, il a dû surmonter les blessures. Que ce soit le dos, les genoux, les chevilles ou un coude. Son attirail de prothèses lui a souvent donné des airs de Robocop. Personne ne peut remettre en question sa flamme pour le football, malgré sa propension à la fête. Rien de tel qu’un travailleur acharné qui sait à la fois prendre plaisir à être sérieux et prendre son plaisir au sérieux ! 

Le plus complet 

Comme c’est la coutume dès qu’un grand joueur accroche ses épaulettes, il y aura débat à savoir si « Gronk » doit être considéré comme le meilleur ailier rapproché dans la longue histoire de la NFL. 

Passons vite sur le volet des statistiques. En 11 saisons, il a capté 621 passes, en plus d’amasser 9286 verges et d’inscrire 92 touchés. Certains diront que des ailiers rapprochés comme Tony Gonzalez (15 127 verges), Jason Witten (13 046 verges) ou Antonio Gates (11 841 verges) ont fait mieux et ont été plus durables. 

Mesurer l’impact d’un joueur évoluant à une position aussi complexe en considérant seulement des chiffres serait extrêmement réducteur. 

Gronkowski, en plus d’être grandement productif, a été sans l’ombre d’un doute le bloqueur le plus dominant. Il n’y a pas d’autre façon pour le démontrer clairement que d’observer l’ensemble de son jeu, au-delà des attrapés spectaculaires et des touchés glorieux.  

Véritable spécimen physique, Gronkowski a dominé à sa position comme personne avant lui, en exerçant un impact monstre sur le rendement collectif des siens. Il a causé nombre de maux de tête aux coordonnateurs défensifs adverses. C’est aussi ça, être un grand, un vrai de vrai. 

Retraite définitive ou temporaire, donc ? Allez savoir ! La seule certitude, c’est que quand le train quittera définitivement les rails, ce sera pour un dernier arrêt à Canton, en Ohio, au Temple de la renommée. D’ici là, au revoir, « Gronk » ! 

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