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Butler, père et fils

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Je ne savais pas trop comment réagir en voyant Steven Butler taper dans les mitaines tenues par son père Clint, au gym de Marc Ramsay.

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Depuis trois ans, Steven s’est beaucoup cherché. Il a quitté son deuxième père Raynald Boisvert, s’est retrouvé avec Mike Moffat et Jean-François Bergeron pour revenir avec Boisvert et maintenant son père.

Avec un passage décevant en Championnat du monde au Japon contre Ryota Murata. 

En tous les cas, mince comme un matador espagnol, Butler avait l’air très heureux en montant dans le ring avec son père. Et sa force de frappe était convaincante. 

Mais elle l’a toujours été.

DE L’ÉMOTION

On aurait pu croire après son knock-out subi au Mexique pendant la pandémie que Camille Estephan jetterait l’éponge avec Butler.

« Pas du tout. Steven n’a que 26 ans, il peut apprendre encore beaucoup. Il est bien depuis qu’il est de retour avec Raynald Boisvert, et l’ajout de son père dans l’équipe donne de bons résultats. Steven carbure aux émotions. On a essayé de le polir, de changer sa boxe, mais ce faisant, on l’a dénaturé. Steven doit être agressif dans un ring. Il doit s’exprimer à l’attaque. Ce n’est pas un boxeur de tête, c’est un boxeur de tripes. Il aura encore sa chance de redevenir champion du monde. Mais faut que ce soit à 160 livres », précise Estephan.

Qu’on ne se trompe pas. La boxe est un sport cruel. Et avant de regagner la confiance des amateurs, Butler devra mettre une couple de victoires dans son carnet de bord. Demain sera un bon test.

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