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Retour de Leïla Beaudoin: le bonheur dans l’arène

L'athlète comblée de se battre après avoir songé à quitter la boxe

Retour de Leïla Beaudoin: le bonheur dans l’arène
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Pour la troisième fois cette année, Leïla Beaudoin s’apprête à disputer un combat. C’est littéralement le bonheur retrouvé pour la boxeuse, qui a pensé à larguer son sport quand les mauvaises nouvelles s’accumulaient, l’an dernier.

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Beaudoin (5-0-0, 1 K.-O.) se mesurera à la Française Amel Anouar (2-2-1, 0 K.-O.) dans le cadre du gala de la fête nationale de Eye of the Tiger Management, jeudi soir, au Casino de Montréal.

Si la pugiliste qui réside à Québec se réjouit de cette autre opportunité d’enfiler les gants, c’est qu’avant les beaux jours actuels, elle a connu la traversée du désert. Non pas par manque de volonté, mais bien en raison des longs mois de préparation ruinés par le désistement d’adversaires.

« J’ai vécu un combat annulé à 45 minutes d’avis. Le 23 septembre l’an dernier, je devais aussi me battre au Centre Vidéotron, chez moi, puis le combat a été annulé une semaine avant parce que mon adversaire avait un problème de santé. » 

« Depuis que je suis née, que je l’ai rough. J’ai toujours été très résiliente, mais là, je n’en pouvais plus de la boxe. Je suis passée très proche de tout arrêter », a-t-elle confié à l’approche de son duel.

Leïla Beaudoin (droite) contre Maria Esther Del Angel Diaz (gauche) lors du gala de boxe au Colisée de Rimouski, le 21 février 2020.
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Leïla Beaudoin (droite) contre Maria Esther Del Angel Diaz (gauche) lors du gala de boxe au Colisée de Rimouski, le 21 février 2020.

De l’aide bienvenue

En plus des déceptions liées aux désistements, Leïla Beaudoin a aussi vu son entraîneur de l’époque quitter son coin. Bref, rien pour l’encourager à poursuivre dans sa passion.

« Je n’ai pas de gêne à le dire, je suis retournée voir mon psychologue. J’avais le sentiment que dès que la vie me souriait, elle m’envoyait ensuite une épreuve. »

« Je pense qu’il faut normaliser ça, le fait qu’une femme ou un homme puisse avoir besoin d’aide. Mon psy a pu mettre des mots sur ce que je ressentais et m’a amené à me défaire de mes croyances », a-t-elle raconté.

En plus du soutien psychologique, la boxeuse de 26 ans a renoué avec l’entraîneur qui l’avait épaulée lors de ses deux premiers combats professionnels, Émilien Boucher-Johnston.

« Je travaille avec lui depuis l’automne et je suis tellement reconnaissante de l’avoir à mes côtés. On a une excellente complicité et il est très dévoué. Ça fait maintenant plusieurs mois que je me sens bien », a mentionné celle qui peut aussi compter sur Samuel Décarie, qui s’est greffé à son équipe. 

Toujours le feu sacré

Beaudoin est d’avis que sa prochaine rivale lui permettra de continuer à évoluer, elle qui présente un style différent de ses précédentes adversaires.

« Je rêve encore d’être championne du monde et pour voir le monde, il faut voir autre chose que le Mexique ! C’est une boxeuse qui a de belles qualités défensives et une bonne contre-attaque. Elle va attendre que je bouge pour placer sa main droite, mais je suis rapide sur mes feintes. Mon style se prête bien à ce type de boxeuse, mais je ne veux pas trop me projeter. Les choses ne se passent pas toujours comme on pense dans le ring », a-t-elle prévenu.

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