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Tueur à gages: Jean-Guy Lambert pourra être remis en liberté plus tôt

Un jury lui a permis d’en faire la demande

Procès de Jean-Guy Lambert
Photos courtoisie Un sac contenant des chargeurs trouvé sur la scène de crime, où Jean-Guy Lambert (en mortaise) a exécuté un contrat sur deux frères en échange de 25 000 $, en 1997.

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Un tueur à gages ayant passé les 19 dernières années de sa vie en prison et ayant supplié la cour de lui donner une dernière chance pourra finalement demander d'être remis en liberté plus tôt que prévu. 

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C’est la décision qu’a rendue un jury, mercredi matin, au palais de justice de Montréal, dans le dossier de Jean-Guy Lambert.

«Il était très ému dans les circonstances. C’est un homme extrêmement malade qui n’a pas une espérance de vie bien élevée», mentionne son avocate Sandra Brouillette, évoquant le cancer de son client, son combat contre la COVID et ses quatre crises cardiaques dans les dernières années.

L’homme de 76 ans avait témoigné avec émotion la semaine dernière dans l’espoir de bénéficier de la «clause de la dernière chance». 

Cette clause permettait autrefois à une personne condamnée à la prison à vie de demander l’autorisation d’obtenir une libération conditionnelle plus rapidement que prévu. 

Dans son cas, Lambert obtient cette autorisation après presque 19 ans d’emprisonnement, plutôt que 25 ans.

25 000$ qui coûtent cher

Il purge depuis 2003 une peine à perpétuité pour avoir exécuté six ans plus tôt un contrat visant les frères Robert et Elias Fattouch, en échange de 25 000$. 

«[Le commanditaire] voulait se débarrasser des deux frères, car l’un d’eux aurait eu une aventure avec sa femme lorsqu’il était détenu aux États-Unis, indique un rapport déposé en cour. De plus, les Fattouch auraient utilisé [...] ses contacts européens dans le domaine des véhicules volés.»

Le contrat a été rempli et même si Lambert n’était pas le tireur, il a été condamné pour meurtre prémédité ainsi que pour tentative de meurtre, puisque l’un des deux a survécu.

Violence insoutenable

Après toutes ses années derrière les barreaux, le septuagénaire a raconté devant la juge France Charbonneau avoir assisté à des atrocités. 

«Ça sent la violence, il y a une atmosphère de fou, c’est dangereux. J’ai vu des gens se faire poignarder, être égorgés, j’ai passé des années de temps dans ma cellule, je me demande encore comment je suis encore là», a-t-il raconté.

«Ce qu’on voit, si on le raconte, les gens ne nous croient pas. Je ne suis plus capable», avait plaidé celui qui a suivi plusieurs programmes afin de mieux comprendre sa criminalité.

Il pourrait attendre jusqu’à six mois avant de rencontrer la Commission des libérations conditionnelles du Canada, selon son avocate.

– Avec la collaboration de Michaël Nguyen

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