/sports/opinion/columnists
Navigation

Comment peut-on offrir pareil gala ?

SPO
Capture d’écran, TVA Sports Steven Butler (à gauche) et Brandon Brewer ont respecté la limite de poids lors de la pesée officielle, hier.

Coup d'oeil sur cet article

Erik Bazinyan, Steven Butler, Yves Ulysse Jr., Mary Spencer et Artem Oganesyan. Trois de ces cinq gros noms sont engagés dans des combats pour un titre NABF.

Faut payer les cachets des vedettes, des top 10 mondiaux, faut payer les frais de sanction pour les combats de championnats, faut payer des dizaines et des dizaines de milliers de dollars pour les adversaires, faut payer l’organisation, faut payer les salaires chez Eye of The Tiger Management...

Avec 600 tickets vendus au casino et les revenus de la télévision de Punching Grace et de TVA Sports ?

Faut que ce soit un investissement et non une dépense. Le faut, sinon faut remplacer tout de suite Justin Trudeau et François Legault par Camille Estephan et Éric Duhaime. 

En prime, vous pourriez avoir un passeport.

UN INVESTISSEMENT

Estephan répond facilement aux questions concernant ce gala pas comme les autres.

« Il va y avoir un déficit, mais il ne sera pas énorme. Et dans le fond, c’est un investissement qu’on fait en donnant pareille qualité à nos abonnés de Punching Grace. Le client récurrent, celui qui revient, c’est le client le plus rentable », lance le promoteur.

« En plus de TVA Sports et de Punching Grace, on a vendu beaucoup de télé internationale. Ce ne sont pas toujours des sommes astronomiques, mais l’accumulation de ventes à des compagnies de distribution finit par donner un montant très intéressant. L’Argentine, de nombreux pays d’Amérique latine et des compagnies d’ailleurs dans le monde ont acheté le gala. La qualité des boxeurs et le nombre de combats permettent de vendre plus cher », de dire Estephan.

De toute façon, la machine financière derrière EOTTM permet d’amortir les investissements... pendant plusieurs années.

UN INCONTOURNABLE

Louis-Philippe Neveu, directeur général de TVA Sports, était à l’aéroport de Tampa quand je l’ai joint hier en fin d’après-midi. Il revenait à Montréal et sera d’ailleurs au casino.

« Quand Camille Estephan nous a fait part de ses plans pour le gala, on a eu la même réaction que toi. C’est un gala de boxe avec une profondeur exceptionnelle. Il y a de gros combats à partir des deux premiers avec Leïla Beaudoin. Tellement qu’on va diffuser tous les combats à partir de 6 h. En plus, tout tombe en place de la bonne façon puisqu’il n’y a pas de hockey jeudi [aujourd’hui] », de dire Big Boss Neveu.

Neveu est particulièrement heureux d’être le diffuseur avec Punching Grace du combat pour un titre NABF de Steven Butler.

« Steven Butler est un jeune homme attachant. On oublie à quel point il est encore jeune. TVA Sports avait présenté en direct du Japon son combat pour le titre mondial contre Ryota Murata. Et on ne veut pas passer à côté de Mary Spencer. C’est l’évènement de sport de la semaine au Québec, c’est certain », d’ajouter Big Boss.

BOXINGTOWN SE PRONONCE

Et maintenant, la carte elle-même. J’ai demandé à Laurent Poulin, de Boxingtown et le plus grand connaisseur de boxe en Occident (après Marc Ramsay) de me faire passer pour brillant.

- Donc, les fans vont être soulagés de voir Erik Bazinyan gagner par décision contre Marcelo Coceres. Il va se faire brasser comme une paire de culottes dans une Maytag.

- Steven Butler, TKO au troisième round. Il va massacrer le Canadien Brandon Brewer. Un boxeur surprotégé.

- Mary Spencer, TKO au troisième. Le message va être lancé aux autres boxeuses. (Moi, je dirais sixième)

- Artem Oganesyan, TKO au quatrième, Ulysse Jr., au cinquième et Leïla Beaudoin, décision unanime. 

Et Laurent ajoute que tout le monde sur la carte va devoir travailler dur. Le matchmaker a fait une grosse job.

Le Journal de Montréal et Lady Ju vont être là de bonne heure.

DANS LE CALEPIN

Vendredi, Martine Vallières-Bisson se battra contre Laura Grzyb. En Pologne, on l’attend comme une belle victime à offrir à la jeune star montante qu’est Laura Grzyb. C’est pas si évident que ça. Son voyage a duré 42 heures et le bordel à Dorval a failli compromettre son départ. Heureusement, elle avait déjà son passeport.

Consécration de Michel Hamelin  

Tout le monde bigarré de la boxe était content de voir sa grosse face. Même qu’hier, pour la première fois, Michel Hamelin s’est permis de sourire en public.

Il ne portait pas son t-shirt favori, celui de la Face de beu, son steak house à Thedford. 

Michel Hamelin, ancien patron des sports de combat de la Régie des alcools, des courses et des jeux, se retrouvait le nez collé sur le pèse-personne hier au casino. 

Duane Ford, le président de la NABF, lui a demandé d’être le superviseur de la fédération pour les trois titres disputés ce soir à Montréal.

« J’ai accepté avec plaisir de le dépanner. Il m’a demandé si j’accepterais d’être superviseur dans d’autres occasions à Montréal ou ailleurs, j’ai dit oui. Mais je ne veux pas m’engager pour toutes mes fins de semaine », a expliqué le nouveau superviseur.

RETROUVER LES AMIS

Hamelin était visiblement heureux de retrouver ses amis de la Régie.

« Je n’avais pas vu en personne Jean Douville depuis le 11 mars 2020. Ça me fait sortir de la maison et je retrouve un univers que j’aime », a-t-il dit.

Hamelin avait été invité à se rendre en Roumanie pour donner un coup de main et conseiller les organisateurs quand Lucian Bute s’y était battu. Et disons-le franchement, à New York, Las Vegas ou Londres, sa réputation dépassait les frontières.

C’est Denis Dolbec, le président de la RACJ, qui doit être fier de voir la compétence de son personnel, passé et peut-être à venir, être ainsi reconnue. 

Ça le grandit, lui et son organisme. 

Ces politiciens sont tellement sensibles à ces marques de reconnaissance venant de l’étranger.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.