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Cryptomonnaie: il garde la foi malgré les hauts et les bas

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Photo Agence QMI, Thierry Laforce Laurent Benmergui, un résident de Châteauguay, achète de petits montants de Bitcoins quand il peut se le permettre depuis 2016. Il ne regarde pas la valeur, car il est persuadé qu’à long terme, il va être gagnant.

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« Ça monte, ça descend, mais ce n’est pas ça qui est intéressant avec le bitcoin. Je suis vendu au concept. »

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Laurent Benmergui, 42 ans, est un convaincu des avantages de la cryptomonnaie. Il n’est pas pour autant le genre à vous casser les oreilles avec ça toute la soirée. 

Il n’achète que du bitcoin, et ce qu’il aime par-dessus tout là-dedans, c’est que cet « argent 2.0 » utilise « la force des mathématiques et de la cryptographie ainsi que la rapidité de l’internet et de l’électricité ». 

Bref, l’internet a changé le monde, puis la crypto a changé l’argent. 

« C’est magnifique, ça ne peut pas être contrôlé. Satoshi Nakamoto, le pseudonyme du ou des inventeurs du bitcoin, va gagner le prix Nobel d’économie d’ici peu », pense le spécialiste du soutien aux applications.

Il n’est donc pas du tout troublé par les soubresauts récents sur le marché des cryptomonnaies. 

Le bitcoin valait 69 000 $ US en novembre dernier et en vaut maintenant près de 24 000 $ US. Le marché des cryptoactifs au complet en a souffert et sa valeur vient de tomber sous les 1000 milliards $ US. 

Contrairement à Laurent Benmergui, beaucoup de particuliers qui ont placé leurs économies sur des plateformes comme Coinbase, CoinFLEX ou pire, Celsius, s’inquiètent.

« Je n’ai pas des milliers de dollars à mettre là-dedans de toute façon. Je mets 100 $ par paye, ou par mois, ou par deux mois, à peu près 500 $ par année », détaille-t-il. 

Il espère ainsi pouvoir offrir un « petit nid confortable » à ses enfants, qui ont pour l’instant 15 et 18 ans, dans le futur. 

La meilleure technologie

Car une chose est sûre selon lui : le bitcoin est là pour rester et sa valeur va progresser lentement mais sûrement. 

C’est en 2016 environ que Laurent Benmergui s’est vraiment lancé dans l’aventure de la crypto, après un premier essai en 2014.

« C’est là que j’ai étudié le fonctionnement. Quand tu t’instruis sur la crypto, ce que tu étudies, en fait, c’est l’histoire de l’argent », dit-il d’un ton convaincu et convaincant. 

Pour un médium d’échange comme l’argent, le bitcoin est de loin la meilleure technologie, dit-il. 

« Aucun État ne peut le contrôler, tu n’as pas besoin de faire confiance à quelqu’un, tout est open source et tu peux vérifier toi-même », raconte le féru d’histoire. 

Oui, au début, comme tout le monde, il regardait plusieurs fois par jour la valeur de son portefeuille. Monte, descend, monte, descend. 

« Maintenant, je ne regarde jamais, je m’en fous complètement, le bitcoin, c’est le futur. C’est l’argent du peuple », lance le convaincu.

Inarrêtable 

Pour ce passionné d’histoire et de technologie, rien ne peut arrêter le Bitcoin. 

« C’est un moyen de communication. On ne peut pas arrêter les maths de calculer », expose le Châteaugois. 

Si rien n’est facile à comprendre dans le domaine des cryptomonnaies, l’exemple de Laurent Benmergui montre qu’à force d’efforts, on peut y arriver. 

« Je m’instruis depuis presque 10 ans et il y a toujours plein d’affaires que je ne comprends pas. Mais j’en comprends assez pour savoir que le bitcoin est là pour durer », lance l’investisseur amateur. 

Il ne pensait pas arriver là il y a 10 ans, quand un ami lui a mis la puce à l’oreille. Aujourd’hui, il fait partie des convaincus dont même une chute vertigineuse de valeur n’ébranle pas la confiance. 

Quand on y croit, on y croit. 

La correction, une bénédiction à long terme 

Sébastien Audet, gand patron de Zapper
Photo d'archives, Agence QMI
Sébastien Audet, gand patron de Zapper

La chute des cryptoactifs depuis le début de l’année a refroidi les ardeurs des investisseurs, qui consultent beaucoup moins leur compte en ligne, constate un entrepreneur québécois qui gère une plateforme d’échange de cryptomonnaies.

« C’est un peu plus calme, les gens ont moins envie de regarder la chute que la montée », lance Sébastien Audet, grand patron de Zapper. 

Fraudes fréquentes

Il ne se passe pas un jour ces temps-ci sans qu’une fraude de cryptomonnaie soit révélée au grand jour. 

« C’est ironique que ça arrive, car c’est supposé être décentralisé, c’est pour ça que nous, avec la technologie DeFi, ça va bien, on s’en est bien sorti », explique-t-il. 

Contrairement aux Luna, Celsius et autre Three Arrows de ce monde, il n’y a pas d’individu tout puissant au centre de DeFi. 

« Comme en finance, on met ces gens-là sur des piédestaux et on leur confie nos avoirs. Ce n’est jamais une bonne idée de mettre ses fonds dans un échange, tu ne sais jamais ce qui va arriver », confie cet apôtre de la décentralisation. 

Retour à la réalité

Le jeune PDG ne voit pas que du mauvais à la sévère correction qui se produit actuellement dans le monde de la crypto. 

Beaucoup de choses ridicules ont eu lieu dans le marché haussier, affirme-t-il, et la correction était nécessaire pour ramener tout le monde à l’ordre. 

« C’est un reality check qui aurait dû avoir lieu depuis longtemps. Les gens vont se concentrer sur les bonnes affaires, ils vont être plus rationnels », croit-il. 

Encore loin du compte

Car, souligne-t-il à grands traits, c’est impossible de faire 100 fois son argent, « ça n’existe pas ». Avec les milliards de dollars qui s’évaporent, l’aspect spéculatif de la crypto devient moins attrayant. 

« La crypto avec DeFi, c’est un service 10 fois meilleur que les banques. Mais il reste bien du chemin à parcourir avant que ce ne soit accessible à tout le monde », lance le patron de Zapper. 

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