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Festival en chanson de Petite-Vallée: toute la Gaspésie réunie pour Émile Bilodeau et Paul Piché

Émile Bilodeau Paul Piché
Photo courtoisie, Festival Petite-Vallé

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Après une chorale de 200 enfants jeudi, ce fut, samedi au Chapiteau du Théâtre de la Vieille Forge, au tour de musiciens, en majorité de la région gaspésienne, de rendre hommage aux artistes passeurs de la 39e édition du Festival en chanson de Petite-Vallée, Paul Piché et Émile Bilodeau. 

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Une prestation qui a fait passer les artistes hommagés à travers toute la gamme des émotions: du rire, aux larmes puis à la grande joie.

Quatre des huit chansonneurs de l’édition 2022 ont commencé la cérémonie en douceur avec une version à la fois délicate et théâtrale de «Ça va» d’Émile Bilodeau. Les interventions comiques de Laurence Castera et Nathan Vanheuverzwijn, entremêlées des douces harmonies de Melba et Mariko, s’accordaient à merveille.

Émile Bilodeau Paul Piché
ALEXANDRE COTTON

La première chanson-hommage à Paul Piché est venue de la part d’un quatuor hispanico gaspésien, composé, entre autres, de Juan Sebastian Larobina, qui a offert une version entièrement hispanique de «Moi je raconte des histoires», apportant une dimension presque romantique à la ritournelle.

Animées par Marc Hervieux et la jeune Daphné Richard, 13 ans de Grande-Vallée, un duo presque aux antipodes, leurs petites taquineries, celles du chanteur lyrique envers Paul et son manque de ponctualité à son propre concert, et celles de Daphné envers M. Hervieux et M. Piché, ont bien fait rire la foule.

Émile Bilodeau Paul Piché
PHOTO Alexandre Cotton/ Festival en chanson de Petite-Vallée

Stéphane Bilodeau, le père d’Émile, a repris la première chanson que son fils a composée en incarnant un jeune Émile, «gêné, qui a l’air pouilleux et pas bon avec les filles», bien que très comique, une prestation qui s’est avérée assez touchante.

Seul bémol durant le spectacle, le nombre impressionnant de numéros pouvait offrir quelques longueurs. Le numéro musicalorappé du monologue de Bingo de Michel Tremblay, bien que drôle et apprécié par le public, aurait très bien pu ne pas être là.

Mais malgré le fort nombre de prestations, l’un des moments forts du spectacle est arrivé vers la fin de la soirée, avec Manuel Gasse, qu’on peut qualifier comme immortel du festival, qui a fait un medley COVID-19 des chansons de Paul Piché. Le musicien a fait rire la foule aux éclats, faisant par le fait même sortir l’écœurantite pandémique de la salle.

Bilodeau à la sauce Bilodeau

La soirée «Émile Bilodeau» s’est poursuivie avec le concert du Longueuillois vers 20 h, au Grand Chapiteau Québecor de Grande-Vallée.

Dès les premières chansons, le jeune musicien a rapidement montré ses habiletés de parolier, digne de l’une de ses idoles, feu André «Dédé» Fortin. La magnifique «maladie mentale», qu’il a dédiée aux enfants qui n’ont pas pu faire de l’art, du sport ou même «frencher», en est un bon exemple.

Les musiciens ont aussi eu leur heure de gloire, avec le spectaculaire solo conjoint de basse de Marc-Antoine Forget et de batterie de Carl Evan Saint-Louis sur «Petite Nature», les chœurs de la guitariste Miriam Pilette dans «Souffleuse» et la sympathique ambiance feutrée des claviers de Nathan Vanheuverzwijn dans «Tshe minupunanu», une chanson dédiée aux Premières Nations, dont celle de Maliotenam.

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