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Festival en chanson de Petite-Vallée: le beau dans la simplicité, avec Salomé Leclerc et Paul Piché

Festival en chanson de Petite-Vallée: le beau dans la simplicité, avec Salomé Leclerc et Paul Piché
PHOTOS Alexandre Cotton / Festival en chanson de Petite-Vallée

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En ouverture de son spectacle dimanche au Festival en chanson de Petite-Vallée, Salomé Leclerc a raconté que la production de son dernier album, Mille ouvrages mon cœur, sorti en octobre 2021, a débuté par une guitare achetée «dans un pawn shop sur Mont-Royal pour 80 piasses».

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C’est tout en sourires qu’elle nous a présenté les douze chansons de ce plus récent opus, produites en seulement quatre mois.

Malgré le vent gaspésien qui faisait virevolter le toit du Chapiteau de la Vieille Forge, Salomé et son acolyte, le batteur José Major, étaient prêts. «On vous a préparé quelque chose qui devrait supplanter le bruit du vent», a-t-elle raconté, juste avant de jouer les premières notes de Juste toi pour moi. Les images d’arrière-plan présentées lors de la chanson suivante, Cinéma, aidaient à nous plonger encore plus dans un road movie que la mélodie semblait proposer.

Même avec un nombre réduit d’interventions entre les chansons, on remarquait que les deux musiciens avaient un plaisir évident à jouer à Petite-Vallée. L’histoire d’amour entre Salomé et le Festival ne date pas d’hier.

Chansonneure en 2006, lors de l’événement qui porte aujourd’hui le nom d’Escale en Chanson, celle qui est originaire de Sainte-Françoise-de-Lotbinière, dans le Centre-du-Québec, est venue jouer au Festival en 2015, en 2019 et finalement en 2022.

Son anecdote sur son père qui roulait sur le rang du village avec un moteur de scie à chaîne sans frein était franchement drôle. La chanson Chaque Printemps, une ode à son fameux rang 1213 du village où elle a grandi, avait un aspect assez touchant. À travers des chansons plus rock, mais aussi un peu plus douces, le public semblait boire chacune des paroles de la chanteuse. Son attention était entièrement dirigée vers la scène, et ce, jusqu’à la fin de la prestation.

La scène, une cure de jouvence pour Paul Piché

Après Émile Bilodeau samedi, ce fut dimanche au tour du deuxième artiste passeur de cette 39e édition du Festival en chanson de Petite-Vallée, Paul Piché, de se produire au Chapiteau Québecor. Dès les trois premières chansons, la prestation a donné l’impression d’assister au concert d’un petit nouveau de la scène musicale tellement son énergie était contagieuse, particulièrement dans Y a pas grand-chose dans l'ciel à soir.

«C’est tellement le fun de vous voir», a-t-il dit, visiblement heureux d’être sur scène après la chanson Car je t’aime.

Toujours très politisées, ses interventions entre les chansons n’étaient pas moralisatrices pour autant, mais toujours pleines d’espoir. «Ce qu’on ne dit pas assez sur le sujet de l’environnement, c’est que la conscience environnementale est plus présente que jamais», a-t-il fait remarquer après La gigue à Mitchounano, une chanson qui parle d’expropriations, dont celles de centaines de Gaspésiens sur le territoire du parc Forillon.

Mais surtout, ce que les deux concerts, celui de Salomé Leclerc comme celui de Paul Piché, ont fait ressortir, c’est qu’un spectacle n’a pas besoin d’immenses fantaisies pour être intéressant. Simplement un véritable amour du public.

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