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Biden s'offre un peu de répit dans l'Ohio, entouré de la classe ouvrière qu'il affectionne

Biden s'offre un peu de répit dans l'Ohio, entouré de la classe ouvrière qu'il affectionne
AFP

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«Il n'y a aucun autre endroit où je préférerais être»: le président Joe Biden a fait étape mercredi dans l'Ohio, un État du Midwest très suivi sur le plan politique pour renouer avec l'électorat ouvrier, à l'heure où sa popularité est plombée par la flambée des prix. 

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Le dirigeant démocrate qui a fait campagne sur sa proximité avec les «cols bleus» a retrouvé à Cleveland une foule qu'il affectionne, à l'heure où l'agacement chez les progressistes de son camp se fait sentir à Washington sur des sujets plus sociétaux.

«Il n'y a aucun autre endroit où je préférerais être qu'ici même, avec les ouvriers de cette pièce, les ouvriers qui construisent l'Amérique», a-t-il lancé depuis ce bastion de l'industrie manufacturière des États-Unis en présentant un programme censé protéger les retraites de «millions» de travailleurs.

«Je vous comprends, je vous entends, et je vous soutiendrai toujours», a promis celui qui s'enorgueillit de ses racines à Scranton, ville ouvrière de Pennsylvanie.

Joe Biden est soucieux de donner l'impression d'être à la manœuvre, proche des Américains, à l'heure où une inflation record rogne le pouvoir d'achat et menace la croissance économique.

«Les prix de l'essence et l'inflation sont en hausse, les bulletins de paie et les salaires sont en baisse, et une nouvelle étape de la tournée des ratés de Biden n'aidera pas les familles et les petites entreprises en difficulté», a critiqué dans un communiqué la présidente du parti républicain, Ronna McDaniel.

Le choix de l'Ohio, que le démocrate visite pour la sixième fois depuis le début de sa présidence, n'a certainement rien d'anodin, à quatre mois des élections législatives de mi-mandat.

Ce déplacement donne aussi à Joe Biden l'opportunité de s'extraire de la capitale Washington, où l'aile gauche du parti démocrate exprime de plus en plus ouvertement sa frustration de voir le président impuissant face à l'annulation du droit à avorter et la litanie de fusillades qui endeuillent l'Amérique.

«Nous ne pouvons tout simplement pas faire des promesses, appeler les gens à voter, puis refuser d'utiliser nos pleins pouvoirs», a alerté l'élue Alexandria Ocasio-Cortez après la décision de la Cour suprême de dynamiter le droit à l'avortement. «Nous avons encore le temps de régler ce problème et d'agir, mais nous devons être audacieux», a-t-elle plaidé.

A Cleveland, Joe Biden sera aussi à une soixantaine de kilomètres d'Akron, petite ville qui manifeste contre l'homicide d'un homme noir, criblée de balles par des policiers la semaine dernière, douloureux rappel de l'incapacité du président à faire adopter sa grande réforme de la police promise après la mort de George Floyd.

Les progressistes craignent que cette posture ne leur coûte cher lors des élections de mi-mandat de novembre.

«Vous ne pouvez pas vraiment remporter une élection avec un autocollant qui dit: "bon, nous ne pouvons pas faire grand-chose, mais l'autre camp est bien pire"», jugeait récemment le sénateur Bernie Sanders, grande figure de la gauche américaine.

L'enjeu, lors de ce scrutin traditionnellement périlleux pour le parti du président, est de sauver la mince majorité des démocrates au Congrès américain.

L'élection du futur sénateur de l'Ohio, un poste jusqu'ici tenu par un républicain, est de celles qui seront très suivies.

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