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Des pleurotes gris du Québec en vente dans les épiceries

Des pleurotes gris du Québec en vente dans les épiceries
Photo Agence QMI, Geneviève Quessy

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Cultivé jusqu'ici hors de la province ou encore de façon très artisanale, le champignon pleurote gris s'apprête à envahir nos épiceries, grâce à un projet de culture d'envergure, démarré dans une ferme tout près de Montréal.

Les Fermes Amelium de Saint-Lazare, en partenariat avec Ferme d'hiver, une entreprise spécialisée en agrotechnologie, viennent tout juste de mettre en marché le pleurote gris, commercialisé sous le nom de Champignon d'hiver.

Des pleurotes gris du Québec en vente dans les épiceries
Photo Agence QMI, Geneviève Quessy

«On l'a appelé comme ça, car il sera produit 12 mois par année et disponible en tout temps, dans la majorité des IGA et Rachelle-Béry du Québec», a expliqué Daphné Mailhot, responsable marketing et communications chez Ferme d'Hiver.

Bien caché dans les bois de Saint-Lazare, les locaux de production des Fermes Amelium, où pousse le Champignon d'hiver, ont été pensés de toutes pièces par le propriétaire, Marc Brettschneider.

«L'avenir, c'est l'agriculture verticale. Ça occupe moins d'espace et ça facilite la vie des maraîchers. En environnement contrôlé, comme ici, où la température, l'humidité et même le CO2 sont contrôlés, c'est beaucoup plus prévisible et ça sécurise la production. C'est la solution aux changements climatiques et je suis persuadé que le Québec a tout ce qu'il faut pour devenir l'épicentre de ce mouvement dans les prochaines années», s'est enthousiasmé M. Brettschneider.

Des pleurotes gris du Québec en vente dans les épiceries
Photo Agence QMI, Geneviève Quessy

Dans les salles blanches où pousse le pleurote gris, il règne une ambiance de laboratoire. Disposés sur des étagères superposées, les sacs de substrat composé de sciure de bois et d'écales de soya sont d'abord inoculés par le mycélium, appareil végétatif du champignon. Ils seront gardés dans le noir, dans une atmosphère fortement chargée en humidité et en CO2, pendant 13 jours, le temps que ses ramifications se développent.

«À cette étape, on souhaite reproduire le moment où le champignon se développe sous terre. Ensuite, pour le faire sortir, ça prend de la lumière, donc on les met sous une lampe DEL équivalente à la lumière du jour, et on ajuste l'apport de CO2 à la baisse», a expliqué Marc Brettschneider.

Il faut quelques jours pour que les petits pleurotes montrent leurs têtes, puis en 24 heures, le champignon adulte est prêt à être cueilli et mis en boîte, pour être livré à l'épicerie.

Des pleurotes gris du Québec en vente dans les épiceries
Photo Agence QMI, Geneviève Quessy

Grâce à son partenariat avec Ferme d'Hiver, spécialiste en solutions agrotechnologiques, le projet évolue rapidement. «On est constamment en recherche et développement pour améliorer l'efficacité et réduire notre empreinte environnementale. En ce moment, on travaille à développer des boîtes de plastiques réutilisables pour y disposer le substrat, avec l'objectif d'éliminer les sacs de plastique», a mentionné Daphné Mailhot.

Mais ce qui les motive le plus, c'est leur idée de créer un modèle de culture en symbiose, qui permettra de récupérer le CO2 dégagé par une culture de champignon, afin d'en faire profiter les fraises.

«Pour le moment, on utilise des bonbonnes de CO2, mais si on arrive à récupérer celui que produisent les champignons pour en nourrir nos fraises, ce sera un très bel exemple d'agriculture sur le modèle de l'économie circulaire», a fait valoir Marc Brettschneider.

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