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Le personnage de La Corriveau revisité dans une pièce de théâtre musical

Le personnage de La Corriveau revisité dans une pièce de théâtre musical
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La première de la pièce de théâtre musical «La Corriveau-La Soif des corbeaux» a eu lieu jeudi soir au Centre culturel Desjardins de Joliette devant un public conquis. Celle que le folklore a transformée en sorcière ayant tué sept maris était-elle plutôt une femme maltraitée qui tentait de se défendre? 

La pièce «La Corriveau-La Soif des corbeaux», création du Théâtre de l'Oeil ouvert, revisite l'histoire de Marie-Josephte Corriveau, condamnée à mort en 1763 par une cour martiale britannique pour le meurtre de son mari, et dont le corps a été exposé pendant un mois dans une cage de fer, à la croisée des chemins, à Pointe-Lévy. Ce châtiment voulu exemplaire, quelques années après la conquête britannique, a fortement marqué les esprits. Ainsi, au fil du temps, la tradition orale a fini par faire du personnage de la Corriveau une sorcière ayant tué ses sept maris.

Geneviève Beaudet
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Geneviève Beaudet

Geneviève Beaudet a coécrit le texte de la pièce et les paroles des chansons de «La Corriveau-La Soif des corbeaux» avec Félix Léveillé. Cette histoire, reprise par de nombreux auteurs à travers les époques, l'a profondément inspirée, a-t-elle confié en entrevue. «Ce qui m'a fascinée, c'est que sous la légende, il y avait une vraie histoire, qui résonne beaucoup avec l'actualité. On s'est basé sur les faits rapportés dans le livre de l'historienne Catherine Ferland, où l'on apprend que son mari était violent, qu'elle s'était enfuie, mais que les autorités l'avaient ramenée de force chez elle. Est-ce qu'aujourd'hui les choses se seraient passées différemment?»

Le personnage de La Corriveau revisité dans une pièce de théâtre musical
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Dans une mise en scène de Jade Bruneau et sous la direction musicale de Marc-André Perron, comédiens et musiciens, avec en vedette Jean Maheux, Simon Fréchette Daoust et Frédérike Bédard, nous transportent d'une époque à l'autre, entre réalité et fiction. Au rythme de chansons enlevantes, originales et qu'on a pourtant l'impression de connaître par coeur, «La Corriveau-La Soif des corbeaux» nous fait rire, pleurer et nous indigner. Un beau moment d'exutoire collectif que de voir tourné en dérision le tribunal cruel qui, par le châtiment voulu exemplaire de Marie-Josephte Corriveau, nous a tous punis jadis.

«C'est bien qu'on revisite l'histoire en se basant sur les faits qu'on a aujourd'hui, mais c'est bien aussi que l'on continue à en faire de la fiction. Après tout, c'est le folklore qui a permis qu'on se souvienne de la Corriveau. Qu'on ait envie de revisiter son histoire aujourd'hui, c'est sa plus belle revanche, je suis très heureuse de ça», a témoigné en entrevue Léolane Kemner, descendante de sept générations de La Corriveau.

«La Corriveau-La Soif des corbeaux» sera présentée du 7 au 23 juillet au Centre culturel Desjardins, à Joliette, du 27 au 31 juillet au Théâtre Le Patriote, à Sainte-Agathe-des-Monts, puis du 4 au 20 août au Carré 150, à Victoriaville.

  • Billets en vente dès maintenant sur le site de «La Corriveau-La Soif des corbeaux» ou au Théâtre de l'Oeil ouvert.
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