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La saison des bleuets s’annonce prometteuse

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Moins d’un mois avant le début de la saison des bleuets, les prévisions sont encourageantes, estiment plusieurs producteurs.

On se souvient que l'année dernière, la saison avait été grandement affectée par la sécheresse et le gel par endroits. Or cette année, la pluie semble avoir joué un rôle favorable jusqu'à présent.

«De ce que j'ai vu dans mes bleuetières, c'est du jamais vu, s’est exclamé Daniel Gobeil, producteur de bleuets sauvages et président du syndicat des producteurs de bleuets. Pour avoir jasé avec d'autres producteurs, toutes les bleuetières que j'ai vues, c'était chargé. Ça devrait être une très grosse année.»

Cet optimisme survient malgré les difficultés connues avec les abeilles lors du processus de pollinisation.

«On a remplacé par des bourdons et des mégachiles. Ça semble avoir fait un bon travail. Ça s'annonce être une bonne récolte!», a expliqué Stéphanie Maltais-Côté, directrice des ressources humaines pour l’usine de congélation Saint-Bruno.

Les grandes quantités de pluie reçues au cours des dernières semaines laissaient tout de même planer un doute.

«Il a fait chaud samedi et dimanche, aujourd'hui la pluie, c'est parfait. Mais on a une température qui est froide. Samedi matin, il y a des endroits que des producteurs qui ont enregistré -1.3. À -1.3, c'est gelé! Mais pas assez pour affecter les bleuets au stade qu'ils sont», a poursuivi M. Gobeil.

Et le temps froid aurait eu un facteur positif dans ce cas-ci, puisqu'il a permis aux fleurs de se développer sur une plus longue période.

«Ça a permis au pollinisateur indigène et à ceux qui louent des abeilles et des bourdons de polliniser une plus grande quantité de fleurs. Ça fait que le temps froid et humide a favorisé une plus grande pollinisation», a-t-il constaté.

Cependant, l'arrivée d'un front froid et de la grêle pourrait venir chambouler les prévisions actuelles.

«Si les bleuets sont plus avancés, disons vers le 8 août, si on a de la grêle, ça va finir drette là. Mais si on n'a pas d'inconvénients de sécheresse ou de grêle, ça devrait être une très grosse année», a dit M. Gobeil.

L’autre défi, la main-d’œuvre

De son côté, l’usine de congélation de Saint-Bruno est aux prises avec un problème de main-d’œuvre à la fois nationale et internationale.

«Pour la saison qui s'en vient, il nous manque énormément de travailleurs québécois. Et pour les travailleurs étrangers, ce qui est difficile, c'est vraiment les délais de traitement. Notre demande est envoyée depuis octobre 2021 et on n'est pas encore officialisé d'avoir encore tous nos travailleurs», a expliqué Stéphanie Maltais-Côté.

L'usine de congélation de Saint-Bruno n'aura que 64 travailleurs étrangers plutôt que 91.

« Ce qui arrive c'est que c'est vraiment avec Services Canada que les délais sont longs pour faire approuver les demandes de [l'Étude de l’impact sur le marché du Travail (EIMT). On n'a pas eu le choix de faire affaire avec Richard Martel et son équipe. Ils nous ont donné énormément de support et ils continuent de nous en donner parce que nos demandes ne sont pas encore toutes réglées», a-t-elle conclu.

Cette main-d’œuvre de l'extérieur devrait donc prendre l'avion prochainement pour venir prêter main-forte à l'usine pour la saison qui débutera en août. D'ici là, il ne reste qu'à espérer que le soleil soit des nôtres avec, malheureusement pour nous, encore un peu de pluie.

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