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Décès de Hans-Karl Mühlegg: le marionnettiste derrière deux champions du monde

Décès de Hans-Karl Mühlegg: le marionnettiste derrière deux champions du monde
PHOTO D'ARCHIVES PIERRE-YVON PELLETIER / JOURNAL DE MONTRÉAL.

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Le monde de la boxe québécoise a perdu l’un de ses grands pionniers en Hans-Karl Mühlegg. Décédé dimanche des suites d’un cancer, le fondateur d’Interbox a permis de faire rayonner le sport qu’il chérissait dans la Belle Province depuis quelques années avant le début du millénaire, ayant entre autres produit deux champions du monde.

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Bien sûr, il y a eu Leonard Dorin, entre 2002 et 2004, qui a été champion du monde de la WBA chez les poids légers, mais avant ça, il y a aussi eu Éric Lucas, champion du monde de la WBC des super-moyens, entre 2001 et 2003.

Interbox n’était d’ailleurs même pas vieille de cinq ans au moment de produire son premier champion du monde en Lucas, alors que Mühlegg avait fondé cette entreprise de promotion en 1997.

Dès le départ, le groupe avait ciblé plusieurs Québécois afin d’intégrer ses rangs, dont Stéphane Ouellet, Jean-François Bergeron et Lucas.

«Le fait qu’il soit arrivé dans le monde de la boxe, qu’il ait décidé de partir le groupe Interbox avec tous les intervenants qui faisaient partie de son équipe – là-dedans Yvon Michel et bien d’autres – ça a fini par monter la boxe au Québec à un niveau mondial, et aujourd’hui, la boxe au Québec est encore à ce niveau-là et il y a une partie [du mérite] qui lui revient», a lancé Lucas, joint au bout du fil.

L’athlète aujourd’hui âgé de 51 ans ne retient que de bons souvenirs de l’ancien promoteur.

«C’est un homme gentil. Je l’ai côtoyé un peu pendant mes années avec Interbox, de 1998 à 2004, a ajouté l’ancien champion du monde. On s’est revu pour un dîner il y a quelques années et c’était un homme vraiment humain.

«Le mot qui me revient c’est que c’est un humain vraiment formidable et d’une grande gentillesse.»

Une façon de faire différente et originale

En lançant Interbox, Mühlegg a adhéré à une pratique très peu ordinaire. Contrairement à ce qui se voit de nos jours, les athlètes de son groupe étaient payés, comme des salariés, pour s’entraîner, en plus de bénéficier d’un logement et d’un véhicule fourni, entre autres.

«Ça n’avait jamais été vu dans le monde de la boxe, qu’un promoteur parte une entreprise de boxe et qu’il rémunère ses athlètes avant même qu’il ait fait un dollar. La boxe a toujours marché [de la même façon]. Les boxeurs boxaient et leur promoteur prenait un pourcentage sur leur bourse. Nous, ce n’était pas de même.»

«Ça m’a permis d’avoir tous les outils nécessaires pour un athlète. Quand on a commencé avec Interbox, on n’avait pas besoin de se soucier de l’argent, parce qu’on avait un salaire pour s’entraîner, des véhicules de fournis. On parle de biens matériels, mais également tout ce qui entourait l’entraînement. Les entraîneurs, préparateurs physiques, psychologues, on avait tout à notre disposition. C’est grâce à ce monsieur-là et tous les investissements qu’il a faits. De mon côté ça m’a très bien servi, j’ai pu mettre toute mon énergie sur ma carrière de boxeur et ça m’a amené jusqu’au championnat du monde. Il y en a une grosse partie que je peux dire qui lui revient également.»

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