/finance/business
Navigation

La pandémie a poussé une restauratrice à ajouter des cordes à son arc

La pandémie a poussé une restauratrice à ajouter des cordes à son arc
PHOTO COURTOISIE / Lorie Gilbert

Coup d'oeil sur cet article

Avec la pandémie qui a changé la donne pour beaucoup de commerçants, une restauratrice de Saint-Georges, en Beauce, a décidé de prendre d'assaut l'industrie de la transformation alimentaire à partir des recettes de son restaurant. Et sa décision a porté fruit. 

«Je n'aime pas dire que j'ai profité de la pandémie, mais c'est un peu le cas. On devait ouvrir et fermer peu de temps après. Je n'aime pas rester à rien faire et nous sommes une famille d'entrepreneurs. Alors, on a foncé», explique Amélie Saint-Hilaire, 37 ans.

Son aventure a commencé avec le restaurant Chez Gérard qu’elle a repris de ses parents en 2017 qui, eux, l’avaient acheté dans les années 1970. Son objectif était d'ouvrir plusieurs autres restaurants, mais la pandémie de COVID-19 a changé ses plans.

Le réseau d'affaires

«On a commencé à vendre nos produits dans notre restaurant et dans un Métro de Saint-Georges de Beauce en novembre 2020. En affaires, on se connaît pas mal dans notre coin. Cela nous a aidés», lance l'entrepreneure et mère de famille.

En décembre 2020, quatre autres épiceries du coin commandaient ses produits.

Le succès a été instantané pour la femme d'affaires. Ses recettes familiales améliorées par ses chefs au fil du temps ont fait fureur.

«On fabriquait tout au restaurant. On était limité en termes de production. On a dû se trouver un local de production pour le transformer en industrie de transformation alimentaire. De mars 2021 à novembre 2021, nous ne pouvions pas prendre plus de huit clients. C'est après les rénovations du local qu'on a pu grossir», précise Amélie St-Hilaire.

La naïveté

«J'ai appris sur le tas en plus de prendre des formations. Quand tu es restauratrice, tu ne te fais pas livrer les produits par palette. J'ai été naïve», dit-elle en riant. Elle n'a pas eu trop de problèmes avec la pénurie de main-d'œuvre puisqu'elle peut compter sur un bon réseau d'amis.

Elle affirme être fatiguée, mais fière du travail accompli par son équipe et ne compte pas lâcher. Selon elle, sa plus grande force est de bien s'entourer. Elle compte avoir 70 points de vente au Québec d'ici la fin de l'année.

Mme St-Hilaire a lancé de nouveaux produits dont des hamburgers congelés pour les adeptes du BBQ. Pour ce faire, elle s'est associée à la compagnie de sauces Firebarns de Lévis. Elle offre ainsi trois styles de boulettes: à la jamaïcaine, Bourbon bacon et classique.

En ce moment, elle livre plus de 200 caisses pour l’ensemble de ses produits, un nombre qu’elle prévoit doubler sous peu.

«Nous avons acheté un camion réfrigéré pour livrer à nos clients actuels. Mais nous allons devoir faire affaire avec un transporteur pour livrer à travers le Québec», dit-elle. L'entreprise fournit aussi des repas pour des cafétérias, d'autres restaurants et des résidences pour personnes âgées. Elle a aussi un service de traiteur, puis un café-sandwicherie au Carrefour Saint-Georges. Quant au restaurant, il est toujours ouvert, sept jours sur sept.

«C'est un beau projet et mon conjoint a aussi ses entreprises, dont l'une en construction et l'autre dans le commerce de détail. On vit la même chose», conclut-elle.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.