/news/society
Navigation

Un père de famille enfin de retour parmi les siens

Un père de famille enfin de retour parmi les siens

Coup d'oeil sur cet article

Un père de famille qui est coincé en France depuis un mois pourra enfin rentrer au pays le 6 août prochain.

• À lire aussi: Quatre mois en Roumanie pour des militaires de la base de Bagotville

Lou Ridet s'est retrouvé coincé en France il y a un mois, faute d'avoir renouvelé sa carte de résidence permanente. Sa conjointe et lui ont depuis multiplié les démarches pour le rapatrier au Canada.

C'est mardi matin que M. Ridet a enfin obtenu les documents nécessaires pour revenir, soit son passeport estampillé, prouvant ainsi sa résidence canadienne permanente. Le père de famille d'origine française pourra retrouver ses trois enfants et sa conjointe à l'aéroport Pierre-Elliot-Trudeau de Montréal, le 6 août prochain.

«On attendait cette nouvelle avec impatience, tous les jours. On n’avait pas d’autres choses à faire que d’être patients. Il y a deux semaines, on a su que son passeport était enfin à l’ambassade canadienne, donc qu’il avait quitté l’ambassade française. Après, ça a pris une semaine où on a dit “OK, le passeport est dans le courrier”. Une semaine plus tard, enfin!, il m’a appelée par la webcam pour me montrer son enveloppe de passeport», a mentionné Valérie Corneau, conjointe de M. Ridet.

«J’ai embrassé le facteur, j’étais tellement content de le voir, je suis sorti avant qu’il sorte de son camion», a admis quant à lui Lou Ridet, qui réside à Saguenay depuis maintenant 12 ans.

Il est tenu de renouveler sa carte de résidence permanente tous les cinq ans, mais a oublié de le faire quand il s'est envolé pour la France avec sa famille. Sa carte était déjà expirée depuis deux jours quand il s'est posé en France, et aucun contrôle à l'aéroport ne l'a prévenu avant son départ du Canada.

Ce n'est qu'en partance pour Montréal qu'il a constaté la fâcheuse surprise. Il a dû laisser partir sa famille sans lui, tandis qu'il s'est embarqué dans un tourbillon bureaucratique censé le rapatrier dans la région.

«C’était tout le temps d’être dans l’incertitude, pas de suivi, de ne pas savoir quand j’allais revenir, de faire des démarches sans arrêt parce qu’on cherchait l’information», a indiqué M. Ridet.

«Des démarches, on en a fait avec le ministre de l’Immigration et avec le député Mario Simard», a ajouté Mme Corneau.

Une situation inconcevable

Lou Ridet n’est pas le seul dans cette situation. Dans ce cas-ci, le député bloquiste de Jonquière, Mario Simard, a contribué à faire avancer le dossier. La pénurie de main-d’œuvre peut expliquer une partie des délais, mais elle n’excuse pas tout, dit-il.

«Pour une si petite erreur, avoir oublié de renouveler sa carte, avoir un prix à payer aussi fort qu’a payé M. Ridet en devant attendre en France, en [supportant] des coûts supplémentaires... Ça fait la démonstration qu’au niveau des services publics, il y a quelque chose de cassé dans ce qui se passe présentement», a déclaré le bloquiste.

«Je reste déçu de voir que c’est aussi complexe pour un résident permanent, qui veut simplement faire renouveler sa carte de résidence, d’avoir à faire la démonstration qu’il va perdre son emploi pour avoir des réponses de l'Immigration. Il faut le dénoncer, il faut le souligner chaque fois au gouvernement, mais ce n’est pas normal qu’on doive faire le parcours du combattant», a-t-il renchéri.

Pour revenir au pays, M. Ridet devra sortir son portefeuille, puisque les billets en haute saison sont plus coûteux. Il paiera donc le double de la normale, soit près de 1800$, et ce, sans compter son billet de retour initial qui ne lui a jamais été remboursé par Air Transat.

Pour la famille cependant, il n'y a pas de prix pour être réunis. Les enfants et la conjointe de M. Ridet comptent désormais les journées qui les séparent des retrouvailles tant attendues.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.