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Analyse des substances des festivaliers: une drogue sur dix à risque à Osheaga

GEN - GRIP
Photo Martin Alarie Le laboratoire mobile de GRIP était placé tout près de l’entrée du festival de musique Osheaga et il a servi à tester une trentaine de substances pendant le week-end.

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Environ une drogue sur dix testée aux abords du festival de musique Osheaga posait un certain risque pour les usagers, selon un organisme offrant ce service pour la première fois.

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L’organisme GRIP, spécialisé en prévention des drogues, offrait pour la première fois cette année un service d’analyse mobile de substances tout près de l’entrée du site d’Osheaga. N’importe qui pouvait y faire tester sa drogue et la conserver.

«On a eu accès à plus d’une trentaine d’échantillons», fait savoir Magali Boudon, directrice de l’organisme, en précisant que ceux-ci avaient presque tous été achetés comme de la cocaïne ou de la MDMA.

Si la majorité de ces substances correspondaient à ce que les usagers s’attendaient à consommer, certains d’entre eux ont pu éviter de bien mauvaises surprises.

«On a eu un échantillon surprenant [censé être de la MDMA] qui ne contenait que des sels de bain», fait savoir Mme Boudon.

Selon Santé Canada, cette drogue favorise notamment la consommation excessive et augmente les risques de psychose et l’hypertension.

Mme Boudon raconte également qu’un autre usager est arrivé avec une MDMA trois fois plus concentrée qu’à l’habitude et qu’une troisième personne comptait consommer une substance contenant de la colle.

«Sans nous, il y aurait probablement eu beaucoup plus d’épisodes de consommation désagréables et potentiellement dangereux», fait valoir Mme Boudon.

  • Écoutez l’entrevue d’Alexandre Dubé avec Magali Boudon, directrice du GRIP, sur QUB radio :

Des mauvaises expériences

Le promoteur Evenko n’a rapporté aucune surdose sur le site d’Osheaga cette année, bien que des interventions ont été nécessaires pour de mauvais «trips» de drogues hallucinogènes, majoritairement auprès de personnes intoxiquées à l’alcool.

Alain Simoneau, directeur principal de la sécurité et de la protection des actifs pour le Groupe CH, indique qu’environ trois à cinq personnes par jour de festival ont dû être transportées en ambulance.

«Souvent, c’est un mix d’alcool et de substances, explique-t-il. Je reste avec le même bilan d’année après année.»

Il estime ne voir «que du positif» à l’apport du service d’analyse de substances et aimerait qu’il soit présent sur le site même du festival ÎLESONIQ, qui débute jeudi. 

M. Simoneau souhaite également étendre le service à l’intérieur du site d’Osheaga dès l’an prochain.

  • Écoutez la chronique culturelle avec Marika Simard au micro de Yasmine Abdefadel sur QUB radio :

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