/entertainment
Navigation

Festival Musique du Bout du Monde: Laura Niquay, la nature et son cercle de vie

Festival Musique du Bout du Monde: Laura Niquay, la nature et son cercle de vie
PHOTO COURTOISIE ALEXYA CRÔTEAU-GRÉGOIRE

Coup d'oeil sur cet article

Le décor semblait être celui d’une carte postale. Le soleil bien en vue au sommet du mont Béchervaise, pas de pluie à l’horizon, peu de moustiques, toutes les conditions étaient rassemblées pour que le public fût à l’écoute de l’artiste attikamek Laura Niquay, samedi, à l'occasion du Festival Musique du Bout du Monde.

Venue nous présenter son plus récent album, Waska Matisiwin, un album chanté entièrement dans sa langue maternelle, la musicienne originaire de Wemotaci nous racontait, avant chaque chanson, l’histoire qui se cache dans chacune d’entre elles.

«Celle-là, c’est pour mon petit frère, la fois où il a eu des idées noires», a-t-elle raconté avant Nicim. «Celle-là, c’est pour ma fille Anaïs, ma raison de vivre», a-t-elle mentionné avant Nitanis Anaïs.

Festival Musique du Bout du Monde: Laura Niquay, la nature et son cercle de vie
PHOTO COURTOISIE ALEXYA CRÔTEAU-GRÉGOIRE

Festival Musique du Bout du Monde: Laura Niquay, la nature et son cercle de vie
PHOTO COURTOISIE ALEXYA CRÔTEAU-GRÉGOIRE

Même si la très grande majorité de la foule ne semblait pas familiarisée avec la signification des paroles, cela n’avait pas d’importance parce que toute son attention était dirigée vers la scène. Il faut dire que le rythme imposé par Simon Bilodeau et la mélodie du guitariste Jérémie Essiambre portaient bien la voix profonde et pleine de vécu de la chanteuse attikamek.

Mention honorable également au dynamique multiinstrumentiste Gotta Lago, qui a rehaussé l’énergie de la foule par son dynamisme et sa bonne humeur contagieuse. Tout au long du spectacle, il s’était donné pour objectif de faire danser la foule, et ce fut le cas lors de la toute dernière chanson du spectacle, Waratanak, la seule en français de la prestation.

Hommage à la nature

Durant la pandémie, les organisateurs du Festival ont voulu offrir plus de spectacles dans la nature afin de permettre à plus d’amateurs de musique d’assister aux spectacles, sans pour autant créer d’attroupements. Le sommet du mont Béchervaise était un lieu tout désigné pour ce genre d’événement et la formule a tellement été appréciée en 2020 et en 2021 qu’elle a été reprise cette année.

Le répertoire de Laura Niquay s’est d’ailleurs tout aussi bien accordé avec le décor pittoresque. À mi-concert, elle nous a présenté Aski, une ode à notre terre, dont «il faut prendre soin», a-t-elle partagé. Puis, vers la fin du spectacle, elle nous a présenté Icpimik, qui signifie le sommet.

«Avant son décès, mon oncle m’avait dit que lorsqu’il serait mort, il aimerait ça devenir une mouche à marde, comme ça, il aurait toujours facilement accès au sommet», a-t-elle raconté.

Un sommet, là où les spectateurs ont découvert samedi un nouveau coup de cœur musical.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.