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Festival Musique du Bout du Monde: après la pluie, le P’tit Belliveau

Festival Musique du Bout du Monde: après la pluie, le P’tit Belliveau
Alexya Crôteau-Grégoire / Festival Musique du Bout du Monde

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La pluie qui tombait sur la rue de la Reine depuis 17h a, de façon presque poétique, cessé tout juste au moment où P’tit Belliveau devait monter sur scène, inaugurant par le fait même la série de spectacles gratuits du 18e Festival Musique du Bout du Monde. 

Après avoir eu beaucoup de succès avec son premier album Greatest Hits, mais pas de spectacles en raison de la pandémie, le jeune acadien présente une première tournée de spectacles avec un deuxième opus en poche Un homme et son piano, déjà acclamé par la critique.

Festival Musique du Bout du Monde: après la pluie, le P’tit Belliveau
Alexya Crôteau-Grégoire / Festival Musique du Bout du Monde

«On est fatigué, mais tellement heureux d’être ici», a révélé Jonah Guimond, de son vrai nom, avant d’entonner les premières notes de Moosehorn Lake, un de ses endroits préférés près de la Baie Sainte-Marie, en Nouvelle-Écosse, là où il a grandi.

Limitant ses interventions entre les chansons, c’est en le faisant chanter en cœur que le Néo-Écossais a réellement connecté avec le public, particulièrement sur Mon drapeau Acadjonne vens d’Taiwan, où le titre est répété deux fois à chaque refrain. À partir de ce moment, la foule semblait en réelle synergie avec l’artiste, qui navigue parmi les styles folk, country, grunge et pop, et ses musiciens.

Festival Musique du Bout du Monde: après la pluie, le P’tit Belliveau
Alexya Crôteau-Grégoire / Festival Musique du Bout du Monde

Même si le spectacle était de courte durée, un peu moins d’une heure, le groupe s’est permis une courte intermission musicale, à la manière d’un «réel» traditionnel acadien. Le multi-instrumentiste Jacques Blinn, également de la Nouvelle-Écosse, a laissé plusieurs spectateurs sans mots avec un solo de violon qui rendrait plusieurs musiciens jaloux.

À ce moment du spectacle, la foule était déjà entièrement conquise. Les bras des spectateurs se faisaient aller de gauche à droite pour la ballade à la fois drôle et touchante «J'aimerais avoir un John Deere», une ritournelle qui questionne le rapport à la réussite sociale et à ce qu’on est prêt à faire pour exposer sa fortune et sa prospérité aux autres.

Visiblement en train d’avoir du plaisir sur scène, le musicien était tellement heureux de pouvoir raconter à la foule qu’il a eu le feu vert de la production pour deux rappels, RRSP et Demain et même après deux rappels, le public a semblé en vouloir plus, mais le spectacle sous le chapiteau de la Marina de Gaspé avec The Franklin Electric et Les Louanges était sur le point de commencer. De plus, pour rajouter à la poésie, il a recommencé à pleuvoir.

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