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Perquisition de la résidence de Trump: une enquête sans précédent aux États-Unis

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Un autre tremblement de terre politique a secoué les États-Unis avec la perquisition par le FBI de la résidence floridienne de Donald Trump à Mar-a-Lago, un évènement sans précédent pour un ancien président américain. 

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Pendant que l’ex-président se trouvait dans le New Jersey, une trentaine d’agents de la police fédérale se sont présentés lundi aux portes de sa résidence de luxe et plusieurs documents ont été saisis.

C’est Donald Trump qui est le premier à l’avoir révélé par communiqué, soulignant notamment que la «nation vit des jours sombres». La nouvelle s’est propagée rapidement, alimentant les principales émissions de chaines en continu et s’imposant comme Une dans les grands quotidiens du pays et du monde.

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Tous les recoins de la propriété ont été passés au peigne fin lundi matin, dont un coffre-fort de Trump et même la garde-robe de sa femme Melania, selon le New York Post. Depuis, le camp républicain, toujours sous l’emprise de l’ex-président, ne décolère pas.

Les avocats de Donald Trump n’étaient pas autorisés à assister à la perquisition. Mercredi, le milliardaire a suggéré que des preuves contre lui auraient pu être «placées» lors de cette opération.

Écoutez Luc Laliberté, spécialiste en politique américaine au micro d’Alexandre Dubé sur QUB radio :

Si leFederal Bureau of Investigation (FBI), la police fédérale, n’avait pas dévoilé la nature de cette perquisition au départ, un juge fédéral de la Floride a dévoilé vendredi les détails du mandat et la liste des documents saisis.

Trois crimes fédéraux seraient ainsi présumés dans cette affaire, soit violations de la Loi sur l’espionnage, obstruction à la justice et traitement criminel de dossiers, d’après CNN.

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Rappelons que la loi américaine oblige tout ancien président à transmettre ses courriels, lettres et tout autre document de travail aux Archives nationales américaines à la fin de son mandat.

Donald Trump aurait cependant quitté la Maison-Blanche avec quinze cartons de documents, des effets qui ont été récupérés en janvier dernier dans sa résidence de Mar-a-Lago, véritable QG du républicain depuis la fin de sa présidence. Mais certains papiers seraient manquants.

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«C’est cette logique que les papiers, les communications du président pendant qu’il est président, ne lui appartiennent pas à titre personnel. C’est la propriété de son administration et tout ça, par la loi, doit être remis aux archives nationales», a expliqué Guillaume Lavoie, membre associé de la Chaire Raoul-Dandurand.

Le FBI a donc demandé l’ouverture d’une enquête sur ces faits. Pour se faire, un mandat de perquisition a été évalué et autorisé par un juge, menant à l’opération de lundi.

Le mandat avait été «personnellement approuvé» par le procureur général Merrick Garland afin de saisir des documents classés «top secret» ou confidentiels.

Rappelons qu’aucune accusation n’a encore été déposée contre Donald Trump dans cette affaire.

Pour plusieurs, cette décision du FBI est jugée comme «surprenante» et «frappe l’imaginaire», alors que d’autres méthodes auraient pu être employées.

- Avec l'AFP

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