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Compétition canine nationale au Lac-Saint-Jean

Compétition canine nationale au Lac-Saint-Jean

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Cette année, c'est le village Saint-Coeur-de-Marie, à Alma, qui aura la chance d'accueillir l'épreuve de chasse du maître national canadien 2022, une compétition canine d'envergure nationale.

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Le coup d'envoi de la première épreuve a été donné lundi, sur un terrain privé où le nombre de spectateurs est limité, à Alma. Chaque année, la compétition se déplace de province en province pour trouver le meilleur chien au pays. En 2022, elle a choisi le Québec pour s'y arrêter, et le niveau est féroce.

«Ce n’est pas facile de se qualifier pour un événement comme celui-là. Ça prend beaucoup de travail et de persévérance», a confié Daniel Desgagné, membre du Club du chien rapporteur Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Toutes les races de chiens rapporteurs, en vertu des règlements du club canin canadien, peuvent se tailler une place dans ce type de championnat. Plusieurs critères doivent toutefois être respectés pour être éligibles à la compétition. Les maîtres et leurs chiens ont dû travailler très fort pour se qualifier.

«On va analyser sa mémoire, la réponse à l’entraînement qu’il a eu par son maître et son style », a énuméré M. Desgagné.

Le calibre au rendez-vous

Cette année, 35 chiens se sont inscrits au championnat. Ils sont accompagnés de leurs maîtres qui proviennent des quatre coins du Canada, et même des États-Unis.

«C’est le plus gros test de l’année. C’est la compétition canine à laquelle tous les maitres-chasseurs aspirent. C’est une chance pour les chiens rapporteurs et les maîtres-chiens de tester les habiletés de leurs chiens contre les plus grands calibres de la nation», a mentionné Walter Vessey, l’un des participants provenant tout droit de Rhode Island, aux États-Unis.

«Notre chien a 4 ans et demi, on se prépare depuis qu’il est bébé jusqu’à aujourd’hui en courant des compétitions semblables les fins de semaine», a ajouté le maître-chien, Claude Lafontaine.

Au Québec, il existe cinq clubs canins. Cinq compétitions ont lieu les fins de semaine et au cours de celles-ci, les chiens cumulent des points pour parvenir à se qualifier pour cette compétition-ci, qui est d’envergure nationale.

«Si le chien parvient à obtenir un score de qualification au plus haut niveau et qu’il parvient à en obtenir plusieurs, il devient admissible à prendre part à cet événement», a expliqué M. Vessey.

« C’est l’ultime plaisir, même si on est bien nerveux », a confié M. Lafontaine.

Il reste donc quatre épreuves pour les qualifications. Les épreuves sont variables, sur la terre, à l’eau et en haute terre.

« On va mesurer la mémoire des chiens par rapport aux chutes d’oiseaux. Le but est de récupérer le gibier le plus rapidement possible et de le rapporter à son maître. Le travail du maître et de lui donner une ligne directrice. Tout ça fait en sorte que nos chiens sont des bêtes exceptionnelles », dit le membre du club du chien rapporteur Saguenay–Lac-Saint-Jean.

« C’est un travail d’équipe, c’est lui et moi et je peux faire autant des erreurs que lui », a ajouté un autre participant, Daniel Riccio.

La remise des rosettes aura lieu vendredi. Pour se qualifier, les chiens doivent entrer dans les standards des règlements de chasse lors de chaque épreuve. Plusieurs d’entre eux pourraient donc être récompensés. Les titres sont reconnus par les clubs canadiens et suivront le chien tout au long de sa vie.

L’an prochain, l’épreuve nationale devrait avoir lieu en Saskatchewan.

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